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Fide

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Dice
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Dim 6 Nov - 16:54

Squales. Le tueur de reine

Orientation : Hétéro
Âge : 27 ans
Rang :cavalier noir
Arme personnelle: 9mm Browning Hi-Powers (chargeur 13coups)
Véhicule personnel: Moto noire et bleu roi, rapide et légère, elle lui permet de passer les obstacle avec aisance. Elle n’est pas bruyante mais possède un son bien à elle pour avertir ses ennemis qu’il arrive.
Arme secondaire: Un couteau de combat militaire attaché à sa cheville droite.
Atout:
> Leadership : Il influe sur les autres pièces noires par sa prestance et son autorité. Il ne leur fait pas confiance mais eux peuvent croire en lui pour faire gagner leur clan, pour les protéger et protéger leur roi. S'il donne un ordre, ils le suivent sans se poser de question, sauf s'il implique tuer l'un des leurs.
> Transformation en chat noir : Quand il veut avoir la paix, il prend la forme d'un chat noir. Il garde sa conscience humaine mais obtient les capacités du félin : meilleure acuité visuelle la nuit, meilleure ouïe et odeur. Mais s'il reste trop longtemps sous cette forme, il prend les attitudes de l'animal : il cherchera des caresses, se mettra à ronronner si on lui touche le menton et toutes les joyeusetés félines. Evidement, il ne peut pas parler sous cette forme et s'il est blessé, il le sera tout autant en redevenant humain. A noter qu'il perd ses vêtements quand il repasse sous sa forme normale.  




Taille × 1m78
Poids et corpulence × 69kgs. Mince mais tout en muscle.
Couleur de peau × Un reste de bronzage, qui s'atténue de plus en plus.
Couleur des yeux × Vert clair. Lorsque Squales ne s’énerve pas tout sec, on peut voir dans ses yeux qu’il se contient. Et généralement, ceux qui le connaissent, passent leur chemin le temps qu’il se calme.
Couleur des cheveux × Noir. Les cheveux sont mi-longs avec quelques centimètres de plus sur l'arrière. Il lui arrive de les attacher, notamment lorsqu’il est en mission.
Style vestimentaire × L'uniforme Fide avec son holster toujours plus ou moins visible, rangers noirs.  
Signe particulier × Tatouage sur le bras gauche. Un dragon qui monte jusqu'à son épaule. Il garde ses plaques militaires autour du cou mais elles ont été refaites et seul Squales - cavalier noir y figure désormais. Il ne s’en rappelle plus, mais c’est sa décision ; c’est ce qu’il est aujourd’hui et voir son nom véritable lui causait plus de soucis qu’autre chose.
Caractère

Arrogant- Loyal - Discipliné - Franc - Colérique - Brut

Le cavalier noir est un homme en qui on peut avoir relativement confiance. Il est le bras armé du roi, un ami fidèle de celui-ci et donnera sa vie pour lui. De ce fait, il fera tout pour le bien des Fides. Et en tant qu’ancien militaire, il met un point d’honneur à protéger ses compagnons d’arme. A contrario, il ne fait confiance qu’à son roi et il n’accepte des ordres que de lui ; Squales n’attend personne pour le protéger. Pour le reste, il ne se laisse pas marcher sur les pieds et gare  à celui qui chercherait à lui imposer quelque chose, Squales est capable d’utiliser la force pour faire entendre raison quand ses propos ne sont plus efficaces. Mais généralement, son leadership lui permet de se faire entendre et écouter de sa troupe. Il est souvent froid et arrogant, ce qui fait qu’on l’apprécie peu et qu’on le craint autant que peut l’admirer. Le fait qu’il soit parvenu à tuer la reine blanche lui a conféré dès lors le respect des troupes. Et il ne se cache pas pour dire qu’il sera celui qui tuera le roi adverse, quand ils découvriront son identité. Après tout, il met un point d’honneur à sa mission principale : éliminer les pièces rebelles.
Il se modère plus ou moins avec les pièces noires mais il n’y parvient pas toujours. Il gère assez mal ses émotions et il a tendance à les garder pour lui-même jusqu’à arriver à un point de rupture où il éclate et devient extrêmement violent.
S’il a quelque chose à dire, même si cela est blessant et déplaisant, il le dira. A défaut d’apprécier qu’on lui renvois la pareille. Il a une sainte horreur qu’on spécule sur ce qu’il doit penser et ressentir. Parce que pour certains sujets, il ne sait plus lui-même et il lui est interdit de chercher des réponses. Il a d’ailleurs tendance à s’énerver rapidement lorsqu’on aborde sa perte de souvenir. Lyden en fait souvent les frais puisque ce dernier aime jouer là dessus.

En parlant de ce pion noir, Squales n’arrive plus à savoir où se placer par rapport à lui. Il a comme un arrière goût de prudence en sa compagnie, comme si une partie de lui, inconsciente, lui disait de faire attention. Mais il se souvient, étrangement, de nombreuses fois où il le voyait à son réveil. Il l’a toujours attendu, apparemment, lorsqu’il passait du trépas à la vie. Mais ce n’est pas le plus troublant de son point de vue. Sa relation avec Lyden est trop parcheminée de trous, de vagues impressions pour pouvoir mettre un nom dessus. Ce qu’il sait, dont il a conscience mais qu’il a dû mal à avouer à haute voix, c’est que sa présence lui est bénéfique. Elle l’apaise dans un certain sens.  Même en s’engueulant -parfois allant jusqu’aux mains- il sait que ce pion sera toujours à ses côtés, il le lui a démontrer. Dans ce monde où la mémoire fait défaut et où les repaires s’amenuisent à chaque mort, il sait qu’il pourra se raccrocher à lui, qu’il est accepté et qu’il a une ancre pour ne pas sombrer totalement. Ce qui l’effraie énormément. Comment est-il parvenu à s’attacher à un simple pion noir alors qu’il ne sait rien de lui ? Qu’il ne sait plus ? Alors qu’il ne fait confiance à personne d’autre que le roi ? Fait-il confiance à Lyden ? Il le croit mais il n’en est pas certain. Il meurt d’envie de lui poser une multitude de question mais leurs lois lui interdit. Encore une facette de leur relation qui le perturbe : pourquoi vouloir des réponses à son sujet et pas un autre ? Pourquoi n’essaye-t-il pas de se souvenir de sa vie d’avant ? Tant d’interrogations dont il ne peut obtenir de réponse.

Dernier point, lorsqu’il sent qu’il perd pied, qu’il commence à se poser trop de question et que ces dernières menaces de lui échapper, il se transforme en chat. Il fuit ainsi la possibilité de trahir son roi en commettant un écart à leur loi. Mais il lui arrive aussi d’utiliser cette forme pour espionner son camp et ses ennemis.

Histoire


Encore cette chambre. Ce lit et ces murs. Je n’ai pas à me poser la question : je suis encore mort. Je ne sais plus comment, ni par qui et encore moins la raison -même si elle ne doit pas être compliquée à trouver- mais le fait est que j’ai encore perdu un fragment de ma mémoire. Je ne vais pas essayer de chercher quoi, ça ne servirait à rien et c’est interdit. Je me souviens toujours pourquoi je suis ici, pourquoi j’ai été envoyé dans ce monde virtuel. Je suis un caporal, mes hommes et moi avons été envoyés pour enquêter sur les bugs de ce nouveau système. Mais ça, c’était avant qu’on perde nos mémoires et que notre roi ne nous donne d’autres ordres, d’autres priorités. Aujourd’hui, la seule chose que nous devons faire : tuer nos adversaires, protéger notre roi et descendre le leur. En somme, rien de bien compliqué, après tout, j’ai déjà tué leur reine. Pourquoi je ne pourrais pas également prendre la tête de l’autre pièce maitresse banche ? C’est juste une question de temps et j’espère encore me souvenir de ça la prochaine fois que je passerais ici.

Je reste étendu sur le lit à regarder le plafond immaculé. Est-ce qu’il est derrière la porte ? Très probablement. Comme à chaque fois. C’est surement pour cette raison que je prends le temps pour me réveiller et reprendre mes esprits. Parce que je sais qu’on m’attend de l’autre côté de ces murs. Ou alors, il a également été tué ? Blessé ? Comment j’ai pu l’être, alors qu’on est souvent ensemble ? Pour ne pas dire très -trop- souvent ensemble ? Encore des questions qui vont rester en suspend. Ca en devient une habitude. Je soupire et je prends en main mes plaques qui se trouvent toujours autour de mon cou. Je souris lorsque j’y lis les inscriptions. Oui, je suis un cavalier noir. Celui qui a toute la confiance de son roi. Cette simple pensée me fait sourire et je laisse tomber mes plaques sur mon torse. Je n’ai pas besoin d’autre vérité que celle-ci. Du moins, c’est ce que je me répète alors que je me redresse et me dirige vers la porte.

Comme supposé, il se trouve là avec son éternel sourire aux coins des lèvres. J’ai envie de lui demander depuis combien de temps il attend mais je ne le fait pas. Après tout, ça ne changera pas grand chose. Il est là et c’est un peu tout ce qui compte. Je tends la main dans sa direction pour récupérer mes deux armes. Mon pistolet et mon couteau. Je ne sais pas depuis combien de temps on a instauré ça, mais quand je reviens c’est lui qui les possède. Dans un sens, je trouve ça bien. Je suis armé dès la sortie de la chambre et je n’ai pas besoin de passer chez moi pour les récupérer. Je suis opérationnel dès que je franchis la porte. Quoi demander de plus ? Et comme à chaque fois, je lui demande ce qui s’est passé pendant mon absence : qui a été tué dans le camp des Chess et si on a avancé sur la recherche du roi adverse. C’est presque devenu un petit rituel en fait. Et à tous les coups, le jour où il ne sera pas là, je pourrais être de mauvaise humeur et envoyer balader le premier que je vais croiser. Je ne vais pas lui avouer à voix haute, ça lui ferait trop plaisir. Et puis, je sens que j’ai encore perdu quelque chose concernant Lyden. Enfin, c’est une impression qui ne me quitte plus vraiment, alors est-ce qu’elle est vraie cette fois ? J’en sais rien.

« Allons buter du Chess. J’ai besoin de me dégourdir les pieds. »


Et il faut surtout que je me change les idées et quoi de mieux que d’aller s’occuper de ses ennemis ?


SECRET



> Dans le monde réel, il est fiancé à une certaine Déborah. Mais il n’a aucun souvenir précis d’elle. Il tique parfois sous le prénom mais il ne possède plus de sentiment pour cette femme.
> Il redoute de plus en plus ses morts. Non pas la douleur et le réveil mais l’après. Il déteste de plus en plus se rendre compte qu’une partie de sa mémoire est effacée, surtout quand un certain pion noir joue sur ce terrain.
> Il a peur de trahir son roi en recherchant ses souvenirs et qu’il perde totalement la confiance que celui-ci à placé en lui.


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Dice
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Dim 6 Nov - 16:54
LASKER Rafael || Silver

Âge : 27 ans
Orientation : La tête dans son écran, seme forcément
Camps : Fides
Famille : reine
Rang : Fantaisie
Date d'arrivé à Staunton : II015

▬ ft. Allen Walker adulte

Physique
Carnation : teint mate
Taille : 1.80m
Corpulence : mince, dans les 70kg
Cheveux : gris
Yeux : gris argentés
Signe(s) distinctif(s) : une cicatrice qui lui barre l'oeil gauche, une autre épaisse et large, en travers du torse de l'épaule droite à la hanche gauche. Bras gauche intégralement tatoué à l'encre noir, de motifs complexes, de suite de chiffres et d'équations.

Il glisse sur son siège de bureau, renverse la tête en arrière, les mèches grise d'une canitie précoce glissant de son front plissé de frustration. L'argent de son regard sonde le vide comme s'il cherchait à voir ce que son esprit ne peut saisir. Un râle sourd, agacé, passe ses lèvres avant qu'il ne plaque ces deux mains aux doigts longs et agiles sur le plateau pour se repousser brusquement.

Il se redresse de toute sa taille, roule des épaules pour les détendre et en chasser la crispation fantôme, cercle dans sa pièce en enjambées rapides, presque rageuses. Ses jointures s'écrasent sur le mur le plus proche, la douleur chassant aussitôt le marasme qu'il éprouvait jusque là. Un soupir ténu finit par franchir le seuil de ses lèvres alors que les battements de son cœur se calment.

Il se passe une main dans les cheveux, de la main droite toujours puisqu'il n'aime pas approcher ses doigts de cette cicatrice qui le défigure et prend une lente inspiration tremblé. La crise est passée, il rejoint son poste de travail en quelques pas et s'attelle une fois de plus à l'écheveau.

Les échos d'une chanson paillarde d'un beau baryton chaud ne tarde pas à se coupler à la musique des doigts courants sur le clavier.

Caractère
Ambition : Laver son nom et celui de sa famille ; sortir tout le monde d'ici ; hacker le système
Angoisse : Échouer ; se perdre ?

Il change.
Il le sait. Comme eux tous et à mesure que les morts défilent, il change. Il se sent un peu plus détaché à chaque fois, un peu moins impliqué, un peu moins humain. Il avait peur avant, peur de se perdre. Mais cette peur aussi s’estompe, remplacée par celle de l’échec, par une lassitude latente qui menace de le submerger lorsqu’il ne se surveille pas. Il sait qu’il ne devrait pas être comme ça, qu’il ne devrait pas se sentir anesthésié. Il le sait mais cela n’a pas d’importance, parce que le but qu’il poursuit est bien plus important que cela.

Il doit réussir à hacker Red, il doit réussir à mettre la main sur son frère, il doit réparer ce qui a été brisé. Il doit comprendre. C’est ce qui compte le plus, c’est le but et l’objectif qu’il s’est fixé et pour lequel il travaille sans relâche, progressant à la démarche d’une fourmi arthrosique, glanant les preuves pour être certain de ne manquer cette fois aucun détail critique. L’échec lui a appris la prudence et la mesure, l’échec lui a appris à juguler ce besoin de justice et de vérité qui le poussait plus tôt à agir trop tôt.

Il est déchu et écarté du front, mais il reste digne dans la défaite, ignore les regards qui coulent sur lui et continue à mettre sa formidable intelligence au service des Fides, en espérant bien leur prouver à tous, à lui prouver qu’il avait tort de l’écarter.

En espérant également atteindre cet aîné fantôme qui lui échappe encore et encore et contre lequel il se sent en compétition permanente.
Il change, mais au fond, il reste cet homme blessé qui porte les stigmates de multiples plaies qu’il ne sait pas oublier…

Histoire

II000 : Il a douze ans lorsque son père annonce pour son anniversaire la création du monde virtuel DREAMS
II007 : suivant les traces de ce père qu’il idéalise et à force de travail acharné, il devient l’un des plus jeunes chercheurs de BigData, en charge d’étudier l’IA Caissa.
II015 : l’imposture de son père est révélée. Ce dernier se suicide, sa mère tente de l’assassiner avant de mettre fin à ses jours. Une fois rétabli de ses blessures et après avoir découvert la double vie de son père et l’existence d’un demi-frère qui serait à l’origine du programme Rédemption, il se porte volontaire pour se joindre à l’escouade militaire chargée d’enquêter sur les bugs.
Staunton : Caissa meurt mais rien ne change, Silver perd toute crédibilité et est ‘remercié’ de ses fonctions de Reine Noire. Il se découvre en tant que fantaisie la capacité de se Virtualiser. Il surfe depuis entre réel ou virtuel(s) pour tenter de hacker le système pour de bon.


Il pousse la porte de l’immense complexe souterrain du plat d’une main à la carnation aussi grise que son humeur du moment. Ses pas résonnent dans l’immensité silencieuse, se dirigeant sans qu’il n’ait besoin d’y prêter une trop grande attention vers la salle aux miroirs.

Ici repose son lui. Son apparence et les souvenirs qui y sont liés. Souvenirs qu’il a perdu, il le sait, puisqu’il peut contempler se dérouler le film de son accident avec un détachement clinique et vide. Le grand couteau de cuisine qui zèbre l’air et mord son torse vulnérable, sa tentative de fuite au travers de la baie vitrée parce qu’il n’avait pu se résoudre à lever la main sur sa propre mère.

Les cicatrices irrévocables, qui marquent sa chair là où son esprit ne peut que s’imaginer les séquelles.
Séquelles dont il ne veut pas. Il est bien comme ça, il est bien sans cette douleur folle, sans la trahison et l’effroi pour broyer son être.

La scène achevée, il continue son chemin dans ce dédale qu’il est le seul à parcourir. Il s’enfonce un peu plus dans le complexe, écoute le ronronnement des serveurs innombrables. Il s’arrête dans une allée que lui seul peut différencier des autres, caresse avec douleur ce câble entortillé aux autres.

Son échec, ici, dans ce monde virtuel et figé. Ses doigts courent sur celle ligne blanche qui luit d’une lumière malade alors qu’il revit la scène, sans aucun filtre ni détachement. Il n’a rien oublié. La mort ne lui a pas arraché le cœur de ce souvenir, le sentiment d’échec et d’hébètement lorsqu’il s’est avéré que son hypothèse était fausse. Son échec, sa déchéance.  

Ses doigts se referment sur ce câble, colère et désespoir commençant doucement à le dissoudre. Il veut oublier cet échec. Il ne veut pas s’en souvenir. Il est tout puissant ici et pourrait changer le câblage pour l’offrir à l’oubli d’une mort prochaine. Il hésite, relâche finalement et à contre cœur cette matérialisation d’un souvenir qu’il doit conserver. Il doit s’en souvenir et ne jamais oublier. Il poursuit sa route, s’arrête devant d’autres serveurs qu’il contemple un instant.

Il stocke ici tous ces visages qu’il ne peut se permettre d’oublier et dont il voit les silhouettes déambuler avec calme sur un échiquier miniature, chacun matérialisé par la pièce qu’il incarne, les plus anciennes et réformées comme lui reposant au bord du plateau, inutiles. Il retourne une fois encore ce pion Noir. Le caresse de ses doigts. Détaille ce visage en cherchant à y reconnaître un peu de lui ou de leur père, les sourcils froncés sur des sentiments qu’il se refuse à analyser.

Il repose ce petit pion, caresse le cavalier qui courbe l’échine et ronronne de plaisir sous son doigt, un léger sourire ourlant ses lèvres sombres. Puis il attrape le roi noir, conjurant cette frustration qui aurait dû exister mais qui n’est plus. Il sait qui il est, mais les sentiments qu’il a pu nourrir pour lui sont morts avec lui. Pourtant il les voit inscrits sur le socle de cette pièce, il les voit mais s’y sent étranger.

Il la repose.

Il hésite, puis il tourne les talons et quitte son palais mental, son cloud personnel, son délit, sa planche de salue tout comme sa perdition. Il referme les lourdes portes blindées et ouvre les yeux. Retour à Staunton. Retour au front qu’il doit modifier encore une fois pour tenter de favoriser leur progression.

Capacité active : Force
Capacité Passive : Téléportation
Capacité Spécial : Virtualisation
Arme principale : Sabre +6 ATK, ½ DEF ennemi
Arme secondaire : Arc +5 ATK, +2 PRE
Uniforme : De base
Munition:TTB (+2ATK)
Accesoire:2 Kit d'urgence (+1 PV restauré par blessure, utilisation unique)
Uniforme : félin (+2 Def, 1er coup : -5 PRE ennemi, ensuite : -1 PRE)
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Dice
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Dim 6 Nov - 16:55
WAKE Thomas || Ace

Âge : 33 ans… ?
Orientation : Aucune idée…

Camps : Fides
Famille : Tour
Rang : Fantaisie
Date d'arrivé à Staunton : II015, escouade ECHO

▬ ft. Alucard de Hellsing

Physique
Carnation : Caucasien, peau claire
Taille : 1m81
Corpulence : 85kg
Cheveux : Noirs
Yeux : Bleu clair
Signe(s) distinctif(s) : Cicatrices diverses et variées, de quelques lignes fines à trois impacts de balles : une à la tête, au-dessus de l’oreille droite, cachée par ses cheveux ; une à la poitrine, sur le cœur et la dernière au plexus. Il possède un as de pique tatoué sur la nuque.

Même s’il était fatigué de sa précédente mort, sa démarche restait la même, sûre d’elle et ferme. Aucune hésitation dans ses pas ; aucune hésitation dans ses gestes. Les muscles taillés pour l’endurance et le travail de force étaient saillants sous cet uniforme, leurs courbes sèches dévoilées par sa veste ouverte et son débardeur.

Ici, le temps ne passait pas. Il n’y avait rien donc pour soigner les callosités de ses mains à force de travaux, d’entraînements et d’entretiens, rien non plus pour les empirer ; rien pour faire pousser la barbe sur son menton et sa mâchoire volontaire mais lisse dont la peau claire dévoilait quelques fines veinures, témoin de la finesse de cette dernière ; rien pour faire pousser les mèches noir de jais dont les pointes frôlaient joues, pommettes hautes et flattaient tout juste ses épaules carrées. Rien pour dissiper ce quelque chose de vide dans le regard bleu glace encadré de sourcils noirs, droits, bordés de cils courts, aussi sombres que denses.

Rien pour lisser ses lèvres sèches si ce n’est ses propres humectations pour mieux les assécher. Rien pour arracher autre chose qu’on ton monotone à cette voix de baryton, aussi fluidement grave que douce. Rien. Simplement rien.

Caractère
Ambition : Retrouver ce qu’il doit dire et à qui il doit dire
Angoisse : Ne pas parvenir à retrouver ses souvenirs, ce qu’il a à dire et à qui il doit le dire

Ses supérieurs pourraient dire de lui qu’il était un soldat volontaire, qui ne craignait pas de travailler d’arrache-pied, loyal et obéissant. Il semblait être un homme de parole, d’honneur quoique certains puissent penser avec sa spécialisation. Après tout, la patience et l’observation étaient des mots-clefs pour un sniper.

Ses collègues pourraient dire de lui qu’il était un camarade sur lequel on pouvait compter, solide et brave, capable d’un grand sang-froid tout autant que d’une oreille attentive. Il était de ceux qui pouvait tranquilliser d’un regard, apaiser d’un simple mot. Il était de ceux sur qui on pouvait compter.

Ses rares adversaires qui pouvaient le connaître diraient qu’il était un combattant entraîné, efficace. Que même s’ils ne connaissaient pas son dogme, ils savaient devoir se méfier des hauteurs comme du noir.

Mais lui ? Que pouvait-il dire sur lui-même ? Hormis qu’il se sentait las, vide, perdu, en colère, à bout ? Que pouvait-il dire quand son regard balayait les hommes autour de lui comme pour une inspection alors qu’il tentait en fait de déterminer qui pourrait être celui qu’il recherchait ? Que pouvait-il réellement dire sur qui il était encore… ?

Histoire


Il regarda l’homme au manteau bleu s’en aller sans bouger du lit sur lequel il était assis, toujours aussi silencieux, le regard fixe, presque vide, son dossier à plat dans ses mains. Son dossier…

Il l’ouvrit et observa la première feuille avec un détachement frisant l’absence mentale et lut les lignes dans sa tête.

Famille(s) : William Wake, père, décédé ; Marie Wake, née Saint-Claire, mère, décédée ; Mickael Wake, frère cadet, décédé.

Aucune émotion sur son visage lisse, proprement rasé, à la lecture de ce premier paragraphe, encore moins sur ses états de service. Visiblement, il s’était tourné vers une carrière policière aussitôt à la sortie de ses études, poursuivant ensuite sur une voie militaire. Pourquoi ? Avait-il été motivé par la perte de sa famille ? Pour quelle raison cette dernière était-elle entièrement décédée ? Autre chose ? Un attentat peut-être ? Guerre civile ? Le désir de protéger ? Quoi ? Vengeance ? Rien, absolument rien ne le mentionnait sur cette première page qui ne faisait que dater inlassablement son cursus militaire qui l’avait visiblement aiguillé vers le rôle de sniper…

Première réaction. Premier frisson. Ses doigts restèrent un instant au-dessus de la page, caressant presque ce dernier mot. Sniper… Un tireur d’élite. Un homme qui restait embusqué, jouant avec le temps pour la plus mince des ouvertures. Une cible, une balle. Roger.

Il fronça légèrement les sourcils. D’où lui venait cette phrase ?

Un nouveau coup d’œil sur cette première page et il la tourna, observant les rapports tronqués de noir sans s’attarder. Aucun nom ne sortait, aucune information concrète qui aurait pu éveiller quoi que ce soit en lui. Et pourquoi aurait-il donc souhaité que quoi que ce soit éveille quelque chose en lui ?

Il ne s’attarda pas sur cette question. Ni sur cette sensation de vide abyssale qui empêchait quelque émotion que ce soit de ressurgir et continua la lecture silencieuse de son dossier, page après page, rapport après rapport. Jusqu’à ce qu’il n’en voie enfin un qui soit un tantinet plus intéressant que le reste.

J+? : Première mort. Headshot.
J+? : Deuxième mort. Hémorragie abdominale.
Et ainsi de suite. Juste cette colonne qui datait, encore, des morts. Ses morts.

Sa gorge se serra légèrement et il caressa la colonne du bout de l’index, s’arrêtant jusqu’à ce qui devait être…aujourd’hui ? Sa huitième mort. Il observa longuement cette fiche, lu et relu inlassablement ces huit lignes notifiant avec une précision chirurgicale chacun de ses décès. Et plus il les lisait, plus il sentait quelque chose . Juste , dans sa poitrine. Quelque chose comme de la colère, mais aussi de la lassitude. Il ferma brièvement les yeux et se pressa un instant l’arête du nez, inspirant et expirant profondément, avant de poursuivre l’inspection de son dossier. Rien.

Il referma son dossier et le posa sur le lit sans un regard, poussant une lente expiration avant de se redresser. Faible bruit de froissement. Il fronça les sourcils et glissa la main dans la poche de son pantalon pour en sortir un papier chiffonné. Et il se pétrifia.

J+1 : Je dois le lui dire. Maintenant. Avant que ça ne finisse. Avant qu’un truc ne tourne mal. Avant qu’il ne soit trop tard. Ça fait trop longtemps. J’ai un mauvais pressentiment.
J+? : A qui je dois le dire ?
J+? : Pourquoi je n’ai pas écrit son nom ?
J+? : Qui ?
J+? : QUI ?
J+? : POURQUOI je n’ai pas écrit son nom ? Dire quoi à qui ?
J+? : Qui…

Là, debout devant le lit, il fixa le papier fatigué, les quelques mots couchés d’une écriture de plus en plus tremblante, sans un mot, silencieusement, les yeux incapables de s’en détacher. Puis un premier sanglot, étouffé. Il pressa une main tremblante contre ses lèvres pour se bâillonner alors que les larmes glissaient le long de ses joues sans discontinue, la poitrine tressautant au rythme de ses pleurs. Du bout du pouce, il caressa doucement la surface jaunie de ce carré qui, à lui seul, contenait bien plus de questions que tout son dossier réuni…

Qui ? Et pourquoi ?

Capacité active : Endurance LV1
Capacité Passive : Lévitation LV1
Capacité Spécial : Phsychokinésie LV3
Arme principale : Fusil de précision de gros calibre type Barrett XM500, 10 cartouches, 12,7mm OTAN, portée 1800m (+6 ATK)
Arme secondaire : 9mm type PPQ M2 Walther, semi-automatique, 15 coups (+3 ATK)
Uniforme : Uniforme de base
Munitions : TTB (+2 ATK)  // HG+ (-1ATK, PRE cible =0, 3 tour, 15 munitions)

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Dice
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Dim 6 Nov - 16:55
Andersen

PATTERSEN Andrew

Âge : 37 ans
Orientation : hétérosexuel, tendance bi (seme)
Camps : Fides
Famille : roi
Rang : Pièce
Date d'arrivé à Staunton : II015

▬ ft. Aizen de Bleach


Carnation : Pas vraiment coloré, mais pas tellement pâle pour autant, c’est une peau assez commune.

Taille : Il frôle les deux mètres de haut, ceux qui lui parlent doivent le plus souvent relever la tête. Son torse et ses doigts sont les deux parties de son être que l’on trouve particulièrement allongé.

Corpulence : Musclé, c’est une évidence : son corps n’est que de muscle, preuve qu’il passe beaucoup de temps à s’entraine. Pas de body-building : tout est naturel et il ne fait pas ça pour la « beauté », mais pour l’utilité. Un soldat qui n’est pas en forme n’est pas un bon soldat et ne sera pas capable de secourir ses camarades.

Cheveux : Une longue crinière noirâtre, qui tombe dans la chute de ses reins. Ses mèches sont toujours mises en arrière, pour ne pas gêner sa vue ni ses mouvements, à l’exception d’une seule, qui vient agrémenter son visage harmonieusement.
Yeux : Brun, ancrés par des sourcille particulièrement foncés. Son regard n’est pas très expressif, comme d’ailleurs le reste de son visage. Il est difficile de deviner ce qu’il a en tête, ni s’il est occupé, en colère ou quoi que ce soit d’autre.

Signe(s) distinctif(s) : Quelque trace laissée par les combats : impacts de balles, coups de couteau... Et une affreuse cicatrice sur sa jambe droite. Même s’il n’en récent plus la douleur, ni l’infirmité, cette marque lui rappelle chaque fois que ses yeux se posent dessus ce qu’il adviendra de lui, dans le monde réel.


Ambition : libérer ses hommes de cette prison, leur rendre leur souvenir.
Peur : Perdre la confiance de ses hommes.


En tant que roi, qui lui obéirait s’il n’était pas capable de mener ses hommes, de les pousser à donner le meilleur d’eux-mêmes pour leur propre survie et celle de leur frère d’armes ? Pour eux, il doit voir au loin, prévoir l’avenir avec un grand A, afin de leur permettre de réaliser leur potentiel et d’en obtenir ce qu’ils désirent. Néanmoins, être roi ne se limite pas à cela, il doit également savoir les retenir, les guider sur un chemin de droiture et de justice, les remettre sur le droit chemin chaque fois qu’ils s’en écartent, en usant de la force s’il le faut. Et bien entendu, pardonner leur écart comme leur trahison.

L’ambition, voilà ce qui leur permet d’avancer. Ne pas en avoir serait impardonnable, car les fides se retrouveraient à stagner et dans ce monde démentiel, le désespoir aurait tôt fait de les corrompe. La solitude et l’ennui naitraient d’un roi sans ambition, il suffit de regarder les Chess pour s’en rendre compte. Trouver à chacun des missions, pour qu’ils puissent se sentir utiles, se serrer les coudes et réaliser que même en terre hostile, jamais ils ne seront jamais complètement seuls. Cependant, ce n’est pas évident de trouver des missions sur Staunton, du moins des missions qui ne se résument pas à pourchasser les blancs.
Roi, c’est avant tout un symbole : il faut savoir endurer les coups durs, toujours se relever pour préserver le moral de ses troupes, encaisser les sorts que la vie nous réserve, ne jamais se courber, ne pas s’abaisser ni douter de soi. Représenter la couleur noire, ne jamais humilier l’uniforme afin que chaque soldat puisse revêtir fièrement cette couleur. Ce n’est pas simple au quotidien, mais pour le bien commun, il faut être capable de sacrifier même l’amour. Ne rien laisser passer, être intransigeant.

L’autorité, un élément incontournable : sans, personne ne lui obéirait. À ce titre, il doit être une figure d’autorité, de droiture et de force, pour les dominer avec justice. Punir les coupables, et une fois leurs punitions accomplies, les accueillir comme ses fils à bras ouverts, en oubliant leur faute. Et ceux qui s’égarent de leurs chemins, trompés par l’ennemi, emportés trop loin pour qu’il puisse leur tendre la main, il doit attendre avec patience leur retour en fils prodigue.

L’ennemi, le blanc, est rusé comme une teigne, se mesurer à lui nécessite d’être particulièrement réfléchie. De pouvoir fermer les yeux et ne pas tomber dans ses pièges. Conserver une foi indestructible en ses hommes et en soi, pour ne pas sombrer. Restez digne, même dans l’adversité, car être roi ne se limite pas à sa personne, mais s’est représenté son camp. Être suffisamment mature pour savoir écarter de la main les accidents de la vie.
Si Anderson était un roi parfait, les choses s’arrêteraient ici. Cependant, nul n’est parfait : sous cette couronne se trouve un homme, rempli d’émotions contradictoires et de défaut. Avoir une telle responsabilité, se surveiller en permanence, cela a un prix. Lorsqu’on ne le connait pas, et hélas de moins en moins de personnes, avec la perte des souvenirs, le connaissent, n’importe qui le trouverait hautain. Un roi qui se calfeutre chez lui en permanence, donnant des ordres en allant rarement sur le terrain, si ce n’est pas de la prétention !

De plus, le fide à de belles manières, son origine transpire de ses gestes, de sa façon de parler... Quand on ajouter à ça sa manie de dominer son entourage, de refuser qu’on puisse lui tenir tête ou être insolant devant lui, évidemment, on appelle très vite cela être hautain. Or, tous les éléments vont en ce sens : lui qui a toujours tous ses souvenirs interdits aux autres de rechercher les leurs. Ils ne donnent son identité qu’aux pièces majeures en laissant de côté les pions. Ils refusent de dire quel fou sont des chess et pourtant interdisent formellement aux fides de fréquenter les Chess, tout en leur donnant l’ordre de protéger les bleus et d’abattre les gris à vue. Les rares personnes qui ont tenté de lui demander des explications n’ont obtenu qu’un « fait-moi confiance, je fais cela pour votre bien. Et à l’avenir, ne doute plus de mes ordres, compris ? ».

Un roi plein de mystère, cela n’aide pas à réaliser pourquoi ces ordres qui sont pour beaucoup, des entraves cruelles. Il faut admettre que se justifier n’est pas dans ses habitudes, il déteste cela, car à ses yeux c’est lui manquer de confiance et cela remet en doute son autorité. Personne n’est son supérieur, alors de quel droit lui demande-t-on des comptes ? Il faut vraiment bien le connaître pour savoir les raisons qui se cachent derrière tout cela. En recherchant leurs souvenirs, par le passé, beaucoup de fides se sont entre-tuées et ont manqué de détruire ‘l’esprit d’équipe de leurs camps. Si les pions connaissaient son identité, il serait prioritaire sur les soins, certains de ses hommes, en piteux état, pourraient de ce fait être délaissés. Un accord secret existe entre lui et le blanc, garantissant la protection des fous de l’autre et il espère ainsi rallier les fous blancs à leur cause. Quant au NPC, il sait que ce ne sont que des créations vouées à désorienter les membres de ce plateau.

Peu ose l’aborder, par peur de déranger d’un côté et de l’autre, beaucoup croient à tort qu’il ne perdrait pas son temps avec de simples soldats. Une croyance fausse, car en dépit de son travail, il est toujours disponible pour ses hommes : cela fait partie de son rôle. Néanmoins, le fausser s’est creusé : il a conscience que sa position l’isole de plus en plus : beaucoup refusent son aide, même quand il la propose de lui-même. Pourtant, ses hommes sont ceux qu’il a de plus importants, c’est sa véritable famille. La possessivité aide en cela : il ne supporte pas que d’autres que lui les dirigent ou leur donne des ordres. C’est surement son plus grand défaut, autant dire, ses amants ont intérêt de jouer cartes sur table, surtout s’ils veulent aller voir ailleurs. Partager ne le dérange pas pour autant, du moment qu’on lui rend ce qu’il prête.

Quand il est en colère, énervé, excédez. Bref, quand il est sur le point de perdre son self-control, il devient abrupt. Sa franchise s’affranchit de toute politesse, il s’adresse directement, de manière sèche, presque cassante. Et, comme tout a chacun, il y a une limite à ne pas franchir. Si pour ces hommes, cette limite est assez grande, car ils sont sa vie, pour les autres, plus encore pour ses ennemis, elle est très courte. Passer cette limite et vous découvrir pourquoi on dit de lui qu’il est atroce.  

Histoire

Pattersen, un nom prestigieux, dont les origines remontent aux guerres mondiales. Au fil du temps, ils se sont toujours illustrés dans le domaine militaire. Un héritage rempli de noblesse, mais particulièrement lourd à porter pour le dernier né de cette famille renommée, le jeune Andrew. Certes, il eut la chance d’obtenir une éducation exemplaire. Afin de pouvoir s’exprimer avec chacun, des professeurs provenant des quatre coins du monde lui apprirent leur langue. Pour qu’il sache protéger la Terre qui l’a vu naître, il dut exercer une dizaine de sports de combat. Et pour que son esprit sache réfléchir dans toute les situations, il étudia les œuvres des grands maîtres de tout temps. Néanmoins, apprendre ne suffisait pas, il devait, pour les honneurs, exceller dans chaque domaine. En sortir le meilleur, quoi qu’il lui en coûte.

À tout ceci s’ajoutait un sens moral strict. Provenant d’une famille aisée, il ne devait pas pour autant croire que tout lui était dû. Ses fréquentations touchaient autant le haut que le bas de la société, afin qu’il en apprenne les souffrances comme les joies. Ardemment, le jeune homme fit en sorte d’être à la hauteur de toutes ces attentes, travaillant sans relâche, se donnant plus que de raison.

L’énergie pour mener à bien ses efforts incessants, il le trouvait auprès de sa famille. Bien que stricts, ses parents lui vouaient beaucoup d’amour. Fils unique, il était le trésor de sa mère et la fierté de son père. Les décevoir, nuire au nom des siens, voilà les craintes qui parsemèrent son enfance. Le jour où il entra dans l'armée, il vit briller les yeux de son père comme jamais. Cette poignée de main, cordiale, mais chaleureuse, fut la dernière qu’il reçut, puisque le lendemain il entra à l’école militaire.

Contre toute attente, il refusa tout traitement de faveur et fit, comme tout a chacun, ses classes. Il sua sang et eau sur le parcours d’entraînement, passa des nuits blanches à étudier les plus grands stratèges, se brûla les yeux à repasser en boucle les plans des plus grandes batailles de l’histoire... Et comme tout jeune homme, but et dansa jusqu’à l’aube avec ses camarades à chaque réussite triomphante.
Des admirateurs, il en avait des centaines au sein de l’armée. Des camarades, tout un régiment. Des hommes de confiance, une petite dizaine dans son dortoir. Mais des amis, de véritables amis, une seule poignée. Avec eux, malgré sa réputation de responsable et de mâture, il faisait les quatre cents coups, profitant de son adolescence, de sa jeunesse, partageant tout ce qu’ils possédaient : les joies comme les peines. Il aurait donné sa vie pour eux et savait qu’ils en auraient fait de même.

Quand ses études prirent fin, c’est naturellement qu’il s’assura de les trouver dans sa division, utilisant sa diplomatie et ses contacts pour que les plus rebelles soient sous sa direction. Car oui, Andrew même s’il avait en effet des amis de son rang, avait la même amitié pour d’autres jeunes hommes des milieux défavorisés. Avec son équipe, il réussit plusieurs missions ardues aux quatre coins du globe, acquérant grâce à leur soutien une solide réputation.

Un homme ne s’arrête pas à sa carrière, aussi sa vie ne se cantonnait pas au service militaire. Durant un séjour dans le domaine familial, on lui présenta une charmante et douce jeune femme qui quelque mois après eu le loisir de devenir sa femme. Un mariage conventionnel, sans amour, mais avec beaucoup de douceur et de respect. Sa famille désirait ce mariage, ses proches ne cessaient de lui dire combien ils faisaient un beau couple... Il se rangea à l’avis général : un homme est fait pour se marier. Cela dit, ni lui, ni sa bien-aimée ne fut fidèle, ils trouvaient du plaisir avec d’autres, dans le plus grand secret, car rien ne devait entacher leur nom.

Ce fut cette année que le système carcéral rédemption fut un succès mondial. Comme tant d’autres, il salua cette révolution qui vidait les prisons et offrait de réelles chances de réhabilitées aux criminels. Pour les personnes qui comme lui vouait sa vie à protéger le peuple, avoir la certitude que justice serait rendue et servirait à mener le monde vers un chemin plein de droiture était un soulagement.

Pour sa descendance, au lieu de procréer, il préféra donner une chance à quelqu’un qui commençait bien mal sa vie, adoptant un orphelin. Une petite fille, charmante en tout, qui incarna le bonheur de son épouse, sa joie de vivre. Un évènement médiatisé, lui donnant une aura plus chaleureuse auprès du public. Pourtant, derrière les caméras et les journalistes, ce fut une véritable révélation. Car, auprès des orphelins, il put côtoyer la misère. Quel avenir y avait-il pour ces gamins au passé déjà trouble ? Les bébés auraient une chance d’y échapper, bien sûr, et les plus petits d’entre eux, surtout les filles. Mais passé cinq ans, plus personne ne voulait d’eux et en grandissant, seules la violence et la haine les élevaient.

Ce n’est pas en donnant de l’argent à des œuvres de charité qu’il leur vint en aide :  ces organismes piochaient bien trop dans leur réserve et n’écoutaient pas assez leur pensionnaire pour leur être d’une quelconque aide. Andrew mit en place un réseau rapproché entre l’armée et les 'rebuts' des milieux défavorisés pour leur découvrir d’autres horizons.  Les orphelins lui offrir le surnom sous lequel tout le monde le connait aujourd’hui : Anderson. Il était pour eux un véritable grand frère : aux conseils avisés... Et à la poigne féroce.

À force de les côtoyer, il découvrit la face sombre du monde, dont les médias ne parlait pas. Les chomeur, loin d'être fainéant, qui ne trouvait pas de travail. Ceux qui se voyaient exploiter, se tuant à la tâche pour seulement avoir de quoi survivre.. Certains s’étaient levés pendant des années pour trimer tout la journée dans un métier qui les tuait à petit feu et finissaient par se faire sauter la cervelle, à bout de force. D’autres, après un accident, se retrouvaient incapables de continuer. Alors, la société les rejetait, tout simplement. Et tout ce beau monde se retrouvait sans le moindre revenu, traité comme le pire des déchets.

Cette vérité, personne ne voulait en entendre parler. L’état étouffait ces faits, étouffant toute protestation dans l’œuf en les traitant de criminels... Si bien que cette voie, pavé d’illégalité, était la seule à tendre ses bras à ses malheureux. Or, quand le taux devint dangereux, au lieu de réagir, d'adapter ce monde à ses citoyens, ces dirigeants préfèrent avoir recourt à rédemption. Ce fut la première fois qu’Anderson réalisa combien la trahison avait un goût amer. Comment, dans ses conditions, pouvait-il continuer à risquer sa vie ? Était-ce ces politiciens sans scrupules qu’il devait défendre ?

Au lieu de fermer les yeux, plutôt que tout arrêter et vivre sur la fortune familiale, il préféra se battre. Pas contre le système, jamais il n’y serait parvenu seul, on l’aurait abattue bien avant. Fort de sa réputation, du soutient qu’il possédait, il convaincu les têtes pensantes de le laisser créer un nouveau régiment pour améliorer leur effectif et combattre le crime. À force de temps et de patience, il obtient les autorisations. Ainsi naquit le régiment de la seconde chance, offrant aux personnes défavorisé un nouveau chemin à suivre.

Aux yeux des citoyens, c’était une nouvelle preuve de l’admirable humanisme des Patterson, toujours prêt à offrir l’égalité entre tous. L’armée retrouvait l’amour de ceux qu’elle protégeait. Mais les hauts gradés ne voyaient pas ça de cet œil, loin de là. Autoriser n’importe qui, même les plus infâmes déchets, à revêtir l’uniforme... C’était déshonorer l’armée, tirer à bout portant dans la fierté militaire. Anderson se fit énormément d’ennemis en agissant de la sorte. Lui qui était à deux doigts d’être promu général tomba en déchéance. Missions suicides, fausse accusation, rumeurs extravagantes détruire peu à peu sa réputation. Qu’y gagna-t-il ? La reconnaissance de milliers de recrues, quelques camarades dévoués et deux ou trois fidèles amis. Pourtant, il ne regretta jamais son geste, bien au contraire : ce fut sa plus belle réussite.

Un accident, étouffer par ses supérieurs, survint sans grande surprise. Une jeune recrue, au passé trouble, adroitement manipuler par quelque haut gradé, essaya de l’assassiner pendant un entraînement en faisant écraser sa voiture.  Transporté à l’hôpital le plus proche, il eut la chance de survivre... Mais sa jambe fut partiellement paralysée, le condamnant à boiter pour le reste de ses jours. Avec l’âge, il finirait en fauteuil roulant, complètement dépendant des cachets antidouleur et des infirmières. Son protégé, celui qui l’avait trahi, se suicida en apprenant le résultat de cet accident. Par remords ou par peur des représailles, qui pouvait savoir ce qui lui passa par la tête ? Son épouse lui fit parvenir une lettre, lui annonçant leur séparation. Pas de divorce : aucune de leur famille ne l’aurait permis, mais à présent elle vivrait de son côté, loin de lui.

La dernière tâche qui lui fut confiée concernait le système rédemption. L’imposture de son créateur avait mis en mal le monde politique, plus alarmant, la disparition de criminels inquiétait les puissants. Si cela s’ébruitait, ou pire si cela s’aggravait, l'avenir serait menacée. Contre l’avis médical, il décida de mener lui-même cette mission, c’était sa manière de dire adieux à ses hommes qui lui vouaient une confiance aveugle. Apprendre qu’un rat de l’informatique lui était imposé ne l’enchanta pas, néanmoins il ne put l’en empêcher.

La virtualisation l’entraina dans Staunton, un endroit dont il ne soupçonnait pas l’existence. Son corps retrouva sa vigueur d’antan, plus de douleur, plus d’infirmité... Et la peur de la mort n’existait plus : voir ses hommes tomber devant ses yeux ne voulait plus dire qu’il ne combattrait jamais plus à leurs côtés. Bien que les pertes de souvenirs étaient ennuyeuses, chacun pouvait les rechercher librement. Retrouver les criminels se releva fort simple, ils se trouvaient devant eux, désorganiser et à la ramasse. Des cibles faciles pour des troupes unies et entraîner. Le plus difficile était de savoir comment retourner chez eux. C’était la mission du génie qui les accompagnait, Silver.

Deux moyens s’offraient à eux : remporter la partie en abattant le roi ennemi, qui jouait les filles de l’air avec un mépris certain. Ou éliminer son garde du corps, le cœur corrompu de ce système, ce qui viendrait à le réinitialiser. À cette époque, l’identité du blanc était connue de tous, il ne se cachait pas, mais s’enfuyait sans cesse. Même en y mettant ses meilleurs hommes et en utilisant la traîtrise si caractéristique des blancs, il n’arrivait même pas à souiller son uniforme incolore. Caissa, sa reine, était certes une cible difficile, mais pas totalement impossible. Plusieurs plans virent le jour, ce fut son bras droit et plus proche ami qui lui ramena sa tête : un véritable exploit, qui causa une effervescence sans précédente dans leur camp.

Cela ne marqua pas la fin du jeu, mais le début de leur souffrance. Le roi blanc disparut du jour au lendemain, œuvrant va savoir d’où la perte de son cavalier. Squales mourut un nombre de fois incalculable. Alors, ses soldats furent de moins en moins soudés : le désespoir les gagna et avec cela, la méfiance. En cherchant leur souvenir, ils se soupçonnèrent les uns les autres, sombrant sous les rumeurs qui parcouraient leur rang. Les premières trahisons ensanglantèrent leur rang, semant le trouble et la pagaille. Alors, Anderson réalisa qu’ils étaient tombés sous l’emprise de l’ennemi : le blanc s’étaient joues d’eux. Il utilisait leur désespoir, leur besoin de souvenir, pour les faire s’entre-tuer, pour qu’ils perdent toute confiance en leur cause.

Ce fut le temps des changements. Le roi noir imposa une mesure que beaucoup ne comprirent pas, interdisant à tous de chercher à se souvenir du passé. Zayne, qui prenait trop de plaisir à abattre cruellement l’ennemi, fut promu et eut en charge les interrogatoires. Silver également fut promu, pour l’écarter de tout cela. Anderson n’avait plus aucune confiance en ses hypothèses, trop prévisible par l’ennemi. Quand à Squales, qui en dépit de ses morts restait le même homme digne de confiance, une ombre s’était abattue sur lui : le blanc avait eu l’idée déplacée de prétendre être son acolyte.

Si gagner la partie autait permis le retour des siens, pourquoi ce roi ennemi venait les coller de la sorte ? Pourquoi était-il prêt à mourir et condamner ses propres hommes à perdre ? Quelque chose clochait dans cette théorie. Néanmoins, même s’il ne pouvait pas savoir quelle idée le blanc avait en tête, il pouvait utiliser cette position. Ses tentatives de mettre son ami dans la confidence échouèrent, il dut se résoudre à lui porter une confiance aveugle. Que Squales se rapproche suffisamment de lui, découvre la supercherie et le capture. Par chance, Seth, une tour loyale, est parvenue à réaliser le double jeu du menteur. À ce titre, Andersen espère qu’il parviendra à ouvrir les yeux, suffisamment discrètement, à son cavalier pour parvenir à ses fins. Une fois le blanc capturer, il suffira de négocier avec Caissa. En tant que cœur du système, il devrait être capable de restaurer leur souvenir et de faire repartir les volontaires. Car le temps s’est écoulé dans le monde réel : personne ne peut savoir ce qui y est arrivé. Et tout le monde ne pourra pas accepter de retrouver la mortalité.

Les choses se sont aggravées avec le temps : des civils ont rejoint la partie, avec l’apparition d’un troisième roi. Des victimes de plus de ce jeu dément...  Qui amena avec eux une utilité nouvelle pour les fides : pouvoir à nouveau protéger. Peut-être qu’ainsi, la vague de dépression, comme les trahisons, s’apaisera enfin.

Capacité active : Vitesse ; il utilise avec parcimonie, pour éviter les balles ou pour donner des attaques fulgurantes : jamais pour s’enfuir. Cela ne dure jamais de quelques minutes.
Capacité Passive : Vision ; Il peut observer le plateau, du moins les parties qu’il a déjà pu visiter. Il n’y a recourt que pour surveiller ses hommes, ou les mouvements de l’ennemi

Capacité Spécial : Régénération; Probablement celle qu’il utilise le plus. Il peut quand il le souhaite remettre ses hommes à la vie, un par un. En général, ça ne lui prend jamais plus d’une journée pour les rappeler.
Arme principale : Pistolet mitrailleur (+2 ATK, 3 attaques au lieu d’1 )Arme secondaire : Arme cachée Arme standard (ATK+2) dissimulée (PRE +2) Autre armes :
-  Taser (+1 ATK - paralysée : 2 tour)
Deux dards sont envoyés sur la cible, ils délivrent une décharge électrique durant quelque seconde.
 
Uniforme : Il porte rarement son uniforme d’apparat, pour éviter de troubler ses hommes. Aussi, on le voit avec l’uniforme de basse, noir comme celui de tous les fides. (+2 DEF)
Munition:TTB, Déclenche des décharges électriques (+2 ATK) qui risquent de paralyser sa cible (Si critique, réussite automatique au tour suivant)

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