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Chess

Dice
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Dim 6 Nov - 16:45

Barker Gabriel / Shadow

Orientation : Pansexuel
Âge : 24ans
Rang : Chess - Tour
Arme personnelle: Un IWI DAN .338 fusil de sniper. Il peut tirer à 1200mètres maximum mais nécessite une grande concentration et généralement plus la cible est éloignée, plus il est difficile de faire mouche, surtout si elle est en mouvement.

Véhicule personnel: Un 4x4... Mais plutôt de style Monster Truck. Histoire d'écraser ce qu'il y a sur son passage et de ne pas trop se faire chier à contourner les petits obstacles.
Arme secondaire: Trois poignards de 15cm de longs avec le dos cranté. Noirs et en acier. Chacun fait 200g.
Atout: Endurance LV2.
Shadow peut rester des heures concentré sur un objectif sans ressentir de fatigue. Mais ça n'est pas prit en compte lors de combat. Là, il est comme tous hommes entrainés... L'entrainement en moins.  




Taille | 1m79
Poids | 70kgs
Corpulence | Svelte, ni vraiment maigre ni massif. Musclé et souple.
Peau | Claire, parsemée de cicatrices
Yeux | Gris. L’un parfois plus clair que l’autre.
Signe distinctif | Un tatouage sur la joue gauche, boucles d’oreilles.

Shadow n’est pas du genre a faire attention à son apparence. Ses cheveux sont toujours en bataille et coupé irrégulièrement. Si on lui pose la question, il dira sans honte qu’il se les coupe seul, d’où le résultat plus que douteux. Mais il s’en fout. Tout comme ses fringues qui ne sont pas repassées et souvent chiffonnées. S’il dort avec ? C’est régulièrement le cas oui. Mais ça ne l’empêche pas d’avoir une hygiène corporelle correcte ! Il se fiche de son apparence mais il ne veut pas être un crasseux pour autant.
Pas vraiment très grand, il n’en fait pas une montagne pour autant ni même un complexe. Sans doute parce qu’il n’est pas faible malgré son apparence svelte. Disons qu’il ne fait pas peur physiquement. Du moins, si on ne regarde pas ses yeux. D’un gris de ciel d’orage, il est rare de voir une quelconque expression à l’intérieur. S’ils étaient noirs, on aurait pu croire à deux puits sans fond. Là... C’est à peu près la même impression mais avec du gris. A vous de vous faire votre idée. Il a également des cernes plutôt prononcées sous les yeux, signe qu’il ne dort pas assez et/ou de sa prise de drogue.
Sa peau est claire presque pâle. Parlez-lui du soleil et lui vous enverra sur les roses. Il aime l’obscurité et s’y plait, qu’on ne vienne pas lui casses les couilles pour prendre quelques couleurs. En dehors de ça, il a de nombreuses cicatrices sur l’ensemble de son corps. Des vestiges de bagarre : des coups de couteaux, des balles, des fractures. Et son péché mignon : la drogue. L’intérieur de son coude droit est recouvert de tissu cicatriciel. Ce n’est pas vraiment beau à voir mais il ne le cache pas pour autant s’il est en tee-shirt.
Il a plusieurs tatouages. Le plus marquant étant celui sur son visage. Un tribale qui part de sous son œil gauche et descend jusqu’au niveau de sa bouche. Le second, un dragon qui fait la longueur de son torse. Il commence au niveau de ses pectoraux, au centre de ces derniers -sa tête- et descend jusqu’à son bas-ventre, à la limite de ses poils pubiens -pour la queue-. C’était le symbole de son gang, mais c’est lui qui a choisi l’endroit et surtout la taille. Le dernier, se situe à sa cheville droite, deux ronces qui s’entremêlent qui font le tour de sa cheville. Il a également des boucles d’oreilles. Quatre sur l’oreille gauche et trois de l’autre. Il lui arrive aussi de mettre du vernis noir sur ses ongles, quand il en trouve lors de fouille.
Une chose à noter, c'est qu'il n'est pas super bon en combat rapproché (ou combat tout court). Sa spécialisation est de tuer ses adversaires de loin parce qu'une fois face à eux... Disons qu'il n'a jamais apprit de techniques de combat et que ça ressemble vite à du n'importe quoi. Il a un physique pour se battre, même s'il n'est pas musclé mais il n'a pas les gestes pour.
Caractère


Il aime :
- La drogue
- Abattre ses ennemis à distance
- Le calme et le noir
- Les lasagnes
- Jouer du piano

Il n’aime pas :
- Etre en manque
- Devoir se remettre en question
- Qu’on lui donne des ordres
- Dormir trop longtemps
- Avoir froid

Shadow n’est pas quelqu’un que l’on pourrait qualifier comme étant de bonne compagnie. Il est vulgaire et la politesse lui est complètement inconnue. Il n’a aucun respect pour personne -peut-être son roi ?-, il dit ce qu’il pense sans manière détournée et se focalise sur ses objectifs ; entendre par là, descendre ses cibles ou trouver de la drogue. Il fait peu attention aux autres, n’allant vers eux que s’il pense y trouver un intérêt. Et s’il veut coucher avec quelqu’un, il le dira clairement, sans passer par quatre chemins. Il n’a pas de fibre de camaraderie, ou d’entre aide. Si pendant une mission il protège les autres Chess en abattant leurs adversaires, c’est surtout pour arriver à l’objectif. Il lui arrive parfois de ne pas protéger l’un des blancs, parce qu’il n’en a pas envie, ou par rancune. Parce que oui, il a la rancune tenace. Enfin. Une fois qu’il s’est vengé, il passe l’éponge. Mais ça peut vite devenir un cercle vicieux, parce qu’il ne sera pas celui qui abandonnera.
Il est très compétitif et n’hésite pas à passer des journées à s’entrainer au tir pour être le meilleur snipper. D’ailleurs, il peut parfois partir dans une micro dépression quand il loupe une cible qui était pourtant à sa portée. Dans ces moments là, il s’enferme dans sa chambre et frôle l’overdose ; avant de ressortir et de se remettre au boulot.
Il n’aime pas prendre des décisions et préfère qu’on décide pour lui. Ce qui est paradoxale avec le fait qu’il n’aime pas recevoir des ordres. Mais ça, il ne le montre pas, il fait en sorte qu’on lui dise quoi faire, pour qu’il grogne et se plaigne pour ensuite s’exécuter. Il n’a tout simplement pas envie de s’impliquer dans ce qui l’entoure, il préfère rester en observateur. Ca lui permet de ne s’attacher à personne et surtout, de ne faire confiance à personne. Parce que oui, à cause de son passé, Shadow a des difficultés pour donner sa confiance. D’ailleurs, personne ne la possède à l’heure actuelle et il se fout royalement de ne pas avoir celle des autres.
En dehors de ça, il est plutôt satisfait d’être ici, de ne plus être dans le monde réel. Il ne sait pas combien de temps il s’est écoulé depuis son arrivée ici et il s’en fout. Il n’a personne qui l’attend de l’autre côté et il aime sa fonction ici. Il aime descendre les hommes qui sont dans son viseur et avouons-le, il espère pouvoir avoir le roi noir à son palmarès.

Histoire



Le début de mon histoire n’a rien d’exceptionnel. Un père et une mère qui se sont aimés pour m’avoir mais pas assez pour rester ensemble plus de quelques années. Lorsque j’ai eu cinq ans, mon père s’est fait la malle avec sa maîtresse. Sous prétexte qu’il se faisait chier avec ma mère, il est allé trouver une autre gonzesse pour fonder une famille ailleurs. Une famille. A croire que c’était pas ce qu’on était, à trois. Depuis ce jour, j’ai mon paternel en aversion. Il m’a littéralement abandonné et j’ai dû rester avec Kate. Je ne sais pas s’il s’en foutait de ma gueule ou s’il pensait que je serais bien avec elle, en tout cas, ça ne fut pas le cas. Il aurait dû la connaitre, après avoir passé plusieurs années ensemble, mais non. Ou alors il savait mais il s’en foutait. Dans tous les cas, le résultat fut le même : ma mère fut incapable de gérer cette séparation. Je ne sais pas ce qui lui passait par la tête, encore maintenant je l’ignore, mais elle était persuadée qu’il allait revenir, qu’il rentrerait à la maison du jour au lendemain. Alors elle s’est mise à l’attendre, à l’espérer et doucement à perdre la raison en ne le voyant pas arriver. Elle a arrêté de s’occuper de moi, comme si je n’existais pas, ou plus exactement, que je n’avais pas besoin de son aide pour grandir. Mais normalement, un gosse a besoin de ses parents pour se construire non ? Pour avoir des repères, pour savoir -même vaguement- où aller ? Et bien ce genre de chose, je ne les ai pas eues. Je les ai demandés, à plusieurs reprises, mais je n’ai jamais eu de réponse. Et à l’école, c’était guère mieux. J’étais trop dans la moyenne pour qu’on s’intéresse à moi. Il aurait surement fallut que je sois plus nul ou meilleur pour que ça change. Sauf que je n’avais pas envie de passer pour un débile et pas non plus envie de faire des efforts pour avoir de meilleures notes. J’aurai pu, pour moi, pour ma propre satisfaction, sauf que ce ne fut pas le cas. Pourquoi vouloir être fier de soi quand personne ne l’est avec vous ? Parce qu’avec les années, l’état de ma mère ne s’est pas amélioré. C’est même tout le contraire. Elle n’avait plus la motivation et la force mentale pour garder un emploi plus de quelques semaines, de s’occuper de la maison. Plus les années sont passées, plus j’ai accumulé les charges. J’ai dû apprendre à me démerder seul rapidement, quelques mois après le départ de mon paternel, alors avec le temps, c’est devenu naturel de s’occuper de la maison et ensuite de trouver des petits boulots pour aider à payer les dépenses, pour l’aider, bien qu’elle n’avait plus aucun intérêt pour moi. Pourquoi j’ai continué ? J’en sais rien. L’espoir peut-être. Ou la stupidité. Mais rien n’y a fait, Kate était brisée par l’absence de l’amour de sa vie et pour compenser cette perte, elle essayait de trouver un autre homme, n’importe lequel le temps qu’il lui apporte de l’affection, de la tendresse. J’ai dû arrêter l’école quand les factures se sont accumulées et que la mise en demeure est devenue de plus en plus menaçante. C’est à ce moment là, que j’ai commencé à toucher à la drogue. Je devais avoir 16-17 ans, je ne sais plus exactement. Je n’avais aucun ami, je ne cherchais pas vraiment à m’en faire, j’étais mis à l’écart par ma propre mère depuis des années et abandonné par mon père : la drogue, ça m’a parut un excellent moyen de tout oublier.

Oui, sauf que la drogue, ça coûte un bras. Ou deux. Il faut trouver les bons fournisseurs pour ne pas se retrouver avec plus de merde encore dans le sang et il faut surtout trouver la tune pour se la payer. Et s’il n’y avait que ça... Il fallait aussi subvenir à mes besoins et ceux de ma conne de génitrice. J’ai donc commencé à emprunter un peu de tune et à m’endetter auprès d’une organisation mafieuse qui me fournissait ma drogue. Doucement mais surement, j’ai commencé à en vouloir -il serait temps non ?- à Kate. Je lui ai reproché de ne pas m’aider, de me laisser gérer tout alors que c’était son rôle et non le mien, qu’elle ne faisait rien pour améliorer notre situation. Mais je pissais dans un violon à chaque fois. Elle m’entendait clairement, je voyais ses yeux suivre mes lèvres mais dès que je fermais la bouche, elle souriait comme une conne et me demandait si ses boucles d’oreilles allaient bien avec sa robe, parce qu’elle devait plaire à son nouveau mec.

A 21ans, je ressemble davantage à un camé qu’autre chose, bossant toujours dans des boulots de merde pour payer je-ne-sais-trop-quoi, pour je-ne-sais-quel-avenir et c’est là que la routine se casse la gueule. L’autre conne se casse. Les flics disent qu’elle est « portée disparue ». Honnêtement ? Elle s’est tout simplement barrée avec un autre homme. Si j’ai des preuves ? Bien sûr que non mais ça saute aux yeux. Et malgré la merde dans laquelle elle m’a foutu et le fait qu’elle n’était qu’à peine présente,  j’ai eu l’impression d’être abandonné une seconde fois. J’ai encaissé, parce qu’il n’y avait pas d’autre choix.

Ma vie ensuite ? Et bien, j’avais accumulé trop de dettes auprès de cette fameuse organisation qui me fournissait en drogue et comme toute organisation qui se respecte, il faut payer un jour. J’ai donc rencontré un type, Julian, qui m’a proposé un deal assez simple : je me mettais à bosser pour eux et j’étais nourris, blanchi et fourni en drogue. Franchement, pourquoi refuser une proposition pareille ? Je n’avais rien à perdre et tout à gagner. J’ai donc commencé à remplir des missions pour leur compte, du vol puis des meurtres. Je n’étais attaché à personne alors buter des inconnus ne m’a étrangement pas dérangé. C’était un job. Ma vie était plutôt paisible : mes supérieurs ne me faisaient pas chier, ils me donnaient des ordres simples et je recevais ma came. C’est d’ailleurs dans ce contexte que j’ai touché à mon premier fusil de snipper. Et il s’est avéré que j’étais plutôt bon pour ça. Donc mes missions se sont spécialisées dans les assassinats de longue distance.

Malheureusement, cette fois non plus, la routine ne dura pas. Les flics ont finit par mettre la main sur l’organisation, le réseau fut démantelé et les chefs ont détalés comme des lapins. Ca aurait pu s’arrêter là, j’aurai pu essayer de trouver autre chose à faire, sauf que mon identité tomba dans les mains des autorités. Ces salopards ont fait en sorte de me mettre pas mal de truc sur le dos et j’ai été embarqué. Trahis une nouvelle fois. C’est depuis ce moment que je n’accorde plus ma confiance. La goutte d’eau qui fait déborder le vase, comme on dit.

Mes balles ayant la même signature gravée dessus, il fut facile de me mettre une petite trentaine de meurtre sur le dos. J’ai perdu le compte après quatre ans à bosser pour eux et que ce soit plus ou moins, ça ne fait pas une grande différence à mes yeux. Je pensais pourrir en prison mais finalement, j’ai atterrit à Staunton. Et pour une fois, la vie fait bien les choses : je suis une pièce spécialisée dans le tir. Et tuer des cibles, c’est ce que je fais de mieux. Enfin, après sniffer. Alors je profite de cette nouvelle vie, le temps qu’elle dure, sans m’attacher à ceux qui m’entoure parce que je sais comment ça se termine.  


SECRET



- Il dort avec une peluche lapin... Dans laquelle se trouve sa drogue.
- Il joue au dur, mais au final, il n’est pas très méchant et un peu de compagnie ne lui fait pas trop de mal.

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Dim 6 Nov - 16:45

Hécate

Orientation : Ambivalant
Âge : 28 ans
Rang : Tour Chess
Arme personnelle: Fusil de précision
Véhicule personnel: Camion américain
Armes secondaires: Un pistolet et une dague
Atout: Hécate est doté d'une endurance conséquente. En effet, il résiste mieux que la normale aux efforts intenses ainsi qu'aux coups et blessures. Même si il en ressent autant de douleur que n'importe qui d'autre, il peut rester debout bien qu'étant très amoché du moment qu'aucun organe vital n'est touché. Il résiste également plus facilement aux températures extrêmes.

Hécate est capable de léviter pendant un cours instant. Si certains appelleront ça de la lévitation pure, lui aura plus tendance à dire qu'il peut sauter plus haut que la norme et retomber sur ses pieds un peu plus lentement, ce qui peut s'avérer bien pratique pour éviter de se briser quelques os.  



Hécate est un jeune homme assez grand possédant une musculature fine et ciselée dont il prend grand soin. Certains pourraient dire qu'il fait plus jeune que son âge, lui ne sera pas d'accord, peut être car il aurait justement espéré l'inverse mais on n'a malheureusement pas toujours ce que l'on veut.
Hécate est doté d'une peau au teint légèrement hâlé, se mariant parfaitement avec ses fins yeux caramels et ses cheveux châtains. Ses cheveux, parlons en justement. Disons qu'ils ont une mode très... Personnelle. La plupart du temps, ils sont coupés courts, souvent coiffés en bataille, l'arrière de son crâne étant rasé. Bien sur, cela est susceptible de changer à peu près chaque jour, le jeune homme n'apportant aucune importance particulière à cette partie de son anatomie.

Du côté vestimentaire, Hécate aime les habits simples mais surtout pratique. La mode et les tendances ? Très peu pour lui. Il préfère généralement les habits amples aux couleurs ternes et passe-partout.
Caractère

Le principal trait de caractère que l'on remarque chez lui est son côté obstiné voire buté. Tout le monde s'accordera à dire que lorsqu'il se met une idée en tête il est difficile de la lui en sortir. Cela peut bien évidemment être une qualité tout comme un défaut, notamment lorsque ça l'amène à en venir aux poings. Mais bon, il faut bien avouer qu'Hécate n'a jamais été contre une bonne petite bagarre. Ça force le caractère et ça procure de bonnes bouffées d'adrénaline, n'est ce pas ? Et puis les bobos ne sont pas si graves si l'on possède un peu d'endurance et de volonté.  

En parlant de bobos, on pourrait également parler de danger. Sans aller jusqu'à dire qu'Hécate est une personne téméraire, il n'en reste pas moins une personne possédant l'esprit d'aventure et un gout assez prononcé pour l'action. Ainsi, le jeune homme ne rechignera pas à aller au devant des ennuis. Pour s'en sortir cependant, il pourra heureusement compter sur son intuition et sa perspicacité. Comme quoi, un bagarreur peut aussi se servir de sa tête ! ... Enfin... A moitié... Car notre jeune homme a aussi un côté plutôt impulsif, capable de partir au quart de tour pour quelques broutilles.

Ce qui n'a jamais vraiment plus chez Hécate est son côté familier et sans gêne, le tout agrémenté d'un petit esprit moqueur. Rien de bien méchant pourrait-on dire, mais cela peut vite devenir lourd à supporter. Malheureusement, Hécate n'est pas prêt à changer de ce côté là car bien que conscient des ces petits défauts il vous dira que c'est là que se trouve tout son charme !

En contre partie de ces quelques défauts, Hécate possède quelques qualités intéressante. A savoir sa dévotion et sa fidélité envers les personnes qui lui sont proches.

Histoire


Hécate est le deuxième né d'une famille modeste et sans histoire. Ses parents, de simples commerçant, se sont rencontrés sur les bancs de l'école. Tout d'abord, ils eurent une fille, Loera, puis vint le tour d'Hécate de trois ans son cadet.

On ne peut pas dire qu'il eut une enfance difficile. En tant que petit dernier il était choyé par ses parents et sa soeur ainée qui très vite s'était donné comme mission d'en faire un homme bien et digne des femmes comme elle se plaisait à le dire.
C'est ainsi que grandit le jeune garçon. Très vite, il révéla un petit côté bagarreur, n'hésitant pas à donner quelques leçons qu'il estimait méritées dans la cours de l'école. Cependant, il ne tomba jamais dans la violence gratuite ou la délinquance. Ceci, sa soeur l'avait bien comprit : son frère n'était en rien dangereux. Néanmoins, les parents, eux, commencèrent à prendre peur et à s'inquiéter pour l'avenir de leur fils. Afin de canaliser son énergie, ils l'inscrivirent à des sports de combats dans lesquels Hécate pu s'épanouir pleinement. A vrai dire, il s'épanouit tellement dans ce domaine que lorsqu'il en eu l'âge il intégra l'armée, faisant ainsi la fierté de sa famille.

Bien que passionné, Hécate n'était pas un bourreau de travail. Ainsi, alors que d'un côté il se faisait tranquillement une place au sein de l'armée, de l'autre il se créa une famille. C'est lors d'une permission pour le mariage de sa soeur qu'il rencontra sa moitié : Ovidie. Clichée me direz vous ? Hé bien tant pis.
Peu à peu, au fils des mois, les liens du couples se renforcèrent et après trois ans de relation, Hécate étant alors âgé de 22 ans, ils se marièrent. A peine un an plus tard, Ovidie mit au monde une petite fille, fruit de leur union, faisant ainsi d'Hécate un homme comblé.
C'est après que les choses se corsèrent.

Hécate fut envoyé sur Staunton pour une mission en compagnie de son unité. Ce qui devait être une simple mission temporaire devint un cauchemar et une prison.
Le temps passa, certains de ses collègues devinrent à moitié fous, d'autres trouvèrent la mort à de nombreuses reprises, en perdant toute leur mémoire. Car oui, dans ce monde étrange on pouvait mourir à volonté... Il fallait juste accepter d'y sacrifier un morceau de soi : ses souvenirs.
Hécate, lui, eu la chance de ne mourir que quelques rares fois, pouvant ainsi conserver ses souvenirs. Ceux de ses parents, de sa soeur, de sa femme et de sa fille. Des souvenirs précieux.

Après ce qui lu semblait être une éternité, alors qu'il avait perdu tout espoir de sortir un jour de cet enfer, Hécate reçut un étrange message : « Félicitation, vous êtes le joueur chanceux. Vous venez de gagner. »
Il n'eut pas le temps de se poser de question car a peine eut-il lu le message qu'il se retrouva catapulté chez lui, dans le monde réel. Mais, avait-il vraiment été chanceux comme le disait le message ?

Trois ans s'étaient écoulés depuis son départ et tout avait changé. Sa fille n'était plus un bébé à présent mais elle était incapable de reconnaitre son père. Ovidie quant à elle n'avait jamais été connue pour sa patiente et avait rapidement fait le deuil de son mari pour laisser entrer un nouvel homme dans sa vie. Il n'y avait plus de place pour lui auprès de sa femme et de sa fille.
Hécate se tourna alors vers ses parents... La mort de leur fils en mission avait semble-t-il détruit leur couple. Ils avaient divorcé. Sa mère avait eut une proposition d'emploi à l'étranger et était partie y vivre, son père lui s'était remarié avec une jeune femme et avait eu un fils avec elle.
Hécate voulu également reprendre contact avec sa soeur. Elle était la seule à ne pas avoir réussi son deuil mais revoir son frère qu'elle croyait mort depuis trois ans n'eut pas l'effet attendu. N'arrivant pas à accepter cette réalité, elle le repoussa et le rejeta. Elle se laissa gagner par un mélange de folie et de dépression et seulement quelques mois après le retour de son frère on la retrouva pendue dans sa cuisine, un mot d'adieu posé sur la table.

Hécate pensait sortir d'un cauchemar mais en réalité il quittait un cauchemar pour rejoindre l'enfer.
Lui qui n'avait pas cessé de penser à sa famille, de rêver de leurs retrouvailles... Il avait été bien naïf car ici personne ne l'avait attendu. Et pour couronner le tout, il avait poussé au suicide la seule personne pour qui il comptait encore.
Il n'était décidément pas le joueur chanceux cité dans le message.

Hécate se retrouva seul et sans but. Sans but ? Vraiment ? Car après tout, lorsqu'on a le choix entre l'enfer et le cauchemar, ne vaut-il pas mieux choisir la solution la moins pire ?
Hécate avait un but : retourner dans Staunton... Mais pour ça il n'y avait que deux solution : Y être emprisonné ou y être envoyé en mission. Et le soldat Hécate étant officiellement mort, il ne restait plus qu'une solution. Ainsi, pour la première fois de sa vie, il allait devenir un criminel.

Hécate écouta son impulsivité et réalisa le premier méfait lui venant à l'esprit : braquer une banque. Il réussit son coup : Il se fit prendre et renvoyer dans Staunton.
Il est de retour dans le cauchemar mais il échappe à l'enfer. Et l'enfer, il compte bien ne jamais y retourner. Pour ça, une seule solution : Que le jeu ne s'arrête jamais.    


SECRET


- Il garde secret tout ce qui s'est passé lors de son retour dans le monde réel.
- Il est claustrophobe et ne supporte pas les endroits confinés, ce qui lui a déjà causé bien des soucis.
- Peu avant son premier départ pour la prison virtuelle, il a passé des examens médicaux mettant en évidence son infertilité.  


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Dim 6 Nov - 16:46

Caïssa

Orientation : this is not your business (uke ? ‘-‘)
Âge : une vingtaine d’années en âge apparent.
Rang : Reine blanche
Arme personnelle: Arme à feu
Véhicule personnel: Une voiture, comme celle là ~ (parce que c'est la classe !)
Arme secondaire: Des couteaux. (2)
Atout: Il connait la véritable identité du roi blanc, mais cela fait partie des choses qu’il a oublié lors de sa mort. Il est aussi capable de se téléporter où il veut.




Plus ou moins 1mètre 70, pour 68 kg, enfin ça, c’est s’il s’était déjà mesuré ou pesé, mais ce n’est pas le cas. Ce n’est pas comme si ça avait une réelle importance. Une description un peu plus poussée ? Ok, en partant du haut alors, de la tête. Caïssa possède un visage fin, quoi que légèrement arrondi, avec une expression assez douce en règle générale. Des cheveux d’une étrange couleur neigeuse l’encadrent, rendant encore plus intense la couleur de ses yeux. Si vous croisez ses prunelles, vous vous rendrez en effet compte que celles-ci sont d’une couleur particulière, un brun tirant sur le rouge, un peu comme les feuilles d’automne. Ils sont bordés par de longs cils, de la même teinte blanche que sa chevelure, prouvant s’il le fallait que celle-ci est tout à fait naturelle. Un nez de taille normale, des lèvres fines, étirées en un sourire ou une moue boudeuse complètent son visage.
Sa peau est blanche elle aussi, liée à la couleur de ses cheveux et de ses yeux, on pourrait penser que le jeune homme est albinos, mais ça n’est pas le cas.

Comme dit précédemment, Caïssa n’est pas quelqu’un de relativement grand, mais il n’est pas tout petit non plus, plutôt bien découpé ses vêtements cachent des muscles développés juste ce qu’il faut, et là où il faut. A d’ailleurs en parlant de ses vêtements, il a tendance à porter un peu de tout, aussi bien des vêtements près du corps, que d’autres choses plus pratiques, le tout étant que peu importe ce qu’il a sur le dos : c’est blanc. Normal puisqu’après tout cela fait partie de son clan.
Caractère


Qualités : Brave / Sérieux / Unique/Constant / Humble / Discret /Naturel / Posé / Accessible
Défauts : Anxieux / Méfiant / Confus / Étourdi / Négligeant / Passif / Naïf

Caïssa est le genre passe partout, qui est capable de parler à beaucoup de gens, de se faire apprécier, voir même de les apprécier aussi, sans que ceux-ci n’apprennent quoi que ce soit sur lui. Capable de garder les secrets, il peut faire un confident assez intéressant, et désintéressé, si vous êtes assez proche de lui. Malgré tout, il possède un côté méfiant qui, même s’il parle plutôt facilement avec les gens, l’empêche de se lier, lui, avec eux. Grosso modo, vous vous considérerez comme son ami, et lui vous considérera plus comme une connaissance proche. Gardant toujours une part de mystère, sauf avec une personne.

La discrétion est quelque chose de naturelle chez lui, il ne cherche pas à se faire remarquer, et y arrive généralement plutôt bien.

D’un sérieux à toute épreuve, il a tendance à ne pas saisir tout de suite les traits d’humour, mais il travaille pour s’améliorer dans ce domaine. Cela, lié à sa naïveté, a tendance à lui jouer des tours d’ailleurs… Mais au moins, il n’est pas spécialement rancunier lorsqu’il se fait avoir par ses « amis ». Anxieux, il stresse lorsqu’il se retrouve dans des situations qu’il ne maîtrise pas, ou lorsque les choses vont trop vite pour lui. Cela arrive rarement, mais tout de même.

Parlons un peu des choses qu’il aime, et de celles qu’il déteste. On va commencer par quelque chose de simple : la nourriture. Caïssa est quelqu’un de très gourmand, mais qui a des goûts bien arrêtés. Un peu comme un enfant en fait… il aime les choses sucrées, les fruits, mais a une certaine aversion pour les légumes verts.
Dans la liste des choses qu’il aime, on peut aussi ajouter apprendre. La découverte de choses nouvelles l’enchante toujours au plus haut point, et le voir s’extasier pour un rien peut amuser les observateurs.

Histoire


Il y a des choses dont je me souviens, et d'autres non. C'est le cas de tout le monde me direz-vous... J'ai l'impression d'avoir toujours été là, mais je ne sais plus pourquoi j'ai été enfermé. Est-ce qu'il y avait vraiment une raison ? Je m'appelle Caïssa, c'est là quelque chose de sûre, après, d'où me vient ce nom ? Ca entre dans la catégorie des mystères.

Je me suis réveillé dans une pièce toute blanche, sans réellement de souvenirs, comme si ma vie d’avant s’était effacée brusquement. Mon premier souvenir, c’est une lumière, aussi blanche que la pièce, qui faisait mal aux yeux. Il a fallu que je ferme les miens quelques instants avant de pouvoir regarder autour de moi. L’endroit où je me trouvais ne me disait rien, de même que la personne qui me faisait face. C’était comme si je venais de naître… mais de naître adulte. Tout était nouveau, tout l’est encore d’ailleurs… Enfin tout… Non, j’apprends, j’enregistre, je découvre… et je dois avouer que, même si je trouve cela particulier, j’aime ce que je découvre. Les contacts avec les gens, les discussions avec eux, tout me paraissait nouveau, mais en même temps, lorsque l’on a perdu la mémoire, tout doit toujours paraître nouveau non ?

Les relations humaines sont quelque chose d’étrange, de compliqué même. Il m’a fallu quelques temps avant de réussir à tenir une conversation correcte avec les gens, non pas que je n’en ai pas envie, au contraire même, mais… j’ai eu l’impression, durant quelques temps du moins, que c’était eux qui m’évitaient, comme si j’avais quelque chose de différent, sans que je ne réussisse pourtant à mettre le doigt dessus. Et puis, le temps passant, cette impression a disparu, et je me suis à nouveau intégré à cette communauté, découvrant sa façon de vivre, ses habitudes. Petit à petit, j’ai eu l’impression d’avoir une famille, c’est peut-être pour ça que, quoi qu’il se passe, j’ai toujours le réflexe de vouloir les protéger.

Tout à l’heure, j’ai dit que je ne me souvenais de rien… c’est un mensonge, en plus de mon prénom, il y a autre chose dont je me souviens : la raison pour laquelle j’ai perdu la mémoire, la façon dont c’est arrivée… le responsable.  N'eut été la crainte qu'il m'inspire, une crainte viscérale que je tente de maîtriser autant que je le peux, je lui aurai déjà fait subir le même sort...


SECRET


Les petites choses dont Caïssa ne se souvient plus :
- Il n’est pas humain, même s’il en a l’apparence, même si, désormais il pense comme eux, il n’en est pas un, il n’est rien de plus qu’une IA créée par Lyden. Durant de nombreuses années, il n’a été considéré que comme un simple antivirus, et mis à l’écart par les autres habitants de Staunton à cause de sa nature.
- Inconsciemment, il sait qui est le roi blanc, et fait tout son possible pour le protéger lorsqu’il le croise…

Cauchemars :
- Le moins que l’on puisse dire, c’est que Caïssa n’a pas le sommeil tranquille. Heureusement, personne n’est là, avec lui, la nuit pour pouvoir s’en rendre compte. Avec des fréquences variables, il revit sa mort, se réveillant en sursaut alors qu’il voit le visage de Squales juste devant lui. La douleur et l’impression d’avoir échoué à faire quelque chose se mêlent alors, et il lui faut du temps pour réussir à se rappeler que tout cela n’est plus que du passé, un souvenir. C’est probablement le seul dont il aurait aimé se défaire lors de sa mort justement, pour ne plus craindre de croiser celui qui lui a ôté la vie.
- Mais il ne s’agit pas là du seul cauchemar qui hante ses nuits, même s’il faut avouer que c’est le plus récurrent. Non, il en fait un autre, régulièrement. Dans celui-ci, l’homme qu’il voit n’a pas de visage, mais il sait de qui il s’agit, instinctivement. C’est le roi blanc, celui qu’il a juré de protéger plus que tout… Lorsqu’il se réveille, il ne ressent rien d’autre qu’une impression de vide plus désagréable que tout ce qu’il n’a jamais pu ressentir, mais aussi le sentiment d’être impuissant, que quelque chose manque… l’idée que celui-ci puisse lui en vouloir le hante encore et encore, sans qu’il sache comment faire pour lutter contre ce sentiment.


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Dim 6 Nov - 16:46

Lyden

Orientation : Ambivalant
Âge : Entre 20 et 30 ans (ses nombreux allées/retour entre le monde réel et celui virtuel a perturbé sa croissance)
Rang : Pièce noir / Roi blanc
Arme personnelle: Sabre léger, qu’il utilise rarement
Véhicule personnel: Aucun
Arme secondaire: Couteaux rétractables et pistolet.
Atout:
Rapidité hors norme : Il est capable d'effectuer des mouvements instantanés et fulgurants.. Ceci dit, s'il le fait durer, il s’épuise vite.
Vision globale : Lorsqu’il ferme les yeux, il peut avoir un aperçu du plateau. Pour détailler une zone précise, il a besoin de se concentrer.



Taille : 175 cm
Poids : 58 km

Cheveux: Court, noire, doux au touché, léger, volatil.
Yeux : Rouge sang, dû à un bug lors de son retour à Staunton. Fragile, se fatigue vite. Nécessite l’usage de lunette ou lentille.
Peau : Pâle, marque vite. D’un blanc cendreux. Chaleur léger au touché. Plutôt douce. Fragile.  
Musculation : Développer, mais légère. La souplesse a été privilégiée à la force. Relief de l’ossature quelque peu visible.
Cicatrices : Origine disparate, assez nombreux.  Principalement sur le dos et le torse. Quelque une, légère,  sur les bras et jambes.

Vêtement: L’uniforme, rarement complet ou avec des ajouts. Autrement divers, selon ce qu’il trouve. Classique le plus souvent.
Accessoires : Lentille de contacte, Lunette lorsqu’il est chez lui. Chevalière en acier sur chacun de ses auriculaires.
Tic : Ronge ses ongles à sang lorsqu’il réfléchit. Se mord les lèvres, parfois à sang, sous la colère.
Démarche : Légère et fluide, assez sournoise.
Caractère

Ambition : Mettre fin à ce jeu
Angoisse : Disparaître, mourir

Qualité :
L’intelligence ne fait pas tout, son géni s’accompagne d’une assiduité à toute épreuve, ce qui lui vaut un tel niveau d’efficacité. Sa détermination est sans faille, il préfère aller jusqu’au bout quitte à échouer plutot qu’abandonner. Brillant de nature, il cultive son savoir et reste sans cesse à l’affut de nouvelle découverte.  

Peu importe les coups du sort, il se relève aussitôt, près à partir pour de nouvelle aventure, croquant la vie à pleine dent. Cela fait de lui une personne épanouie et passionnée. En toute occasion, il garde son esprit ouvert et le sourire aux lèvres. Cependant, il ne jouit d'aucune force, s'il ne s'éffondre pas, c'est uniquement parce qu'il ne perçoit pas ce qu'il subit de la façon attendue.

Son intelligence ne se borne pas aux livres ou aux sciences, elle est pratique se déployant sous forme de ruse et d’astuce- que d'autre appelle globalement de la manipulation-  gardant plusieurs coups d’avance ou improvisant avec panache.

La grande maîtrise de soi qu’il possède en fait une personne redoutable. Sa patience est affûtée, il sait garder son sang froid presque en toute occasion. Il sait faire preuve de discrétion, comme occupé la place lorsqu’il juge cela nécessaire. C’est ce qui le rend insaisissable, il ne se laisse pas facilement cerner. Sûr de lui, sans sombré dans l’humilité ou l’arrogance, il connaît fort bien ses capacités et ses limites, ce qui lui permet de pouvoir se faire pleinement confiance.

Restant très rarement épandu sur lui-même, il porte beaucoup d’attention à ce qui l’entoure, restant en perpétuel quête d’informations, de savoir. Pour cela, il a développé son sens de l’observation et sait se montre redoutablement perspicace.

En ce qui concerne sa sociabilité, elle est élevée. Empathique et compréhensif de nature, il parvient le plus souvent à « entrer » dans la tête des autres, ce qui lui vaut de savoir se montrer persuasif. Souriant à tout instant, il se montre particulièrement bavard, aux allures complices envers ceux qu’il croise.

Des qualités qui sont autant des défauts
Son trait principal est sa liberté : il ne s’attache pas à ceux qui croisent, ne les fréquentant que par intérêt. Même s’il se montre particulièrement curieux,  il n’a confiance qu’en son savoir et ses propres capacités. Cela l’a rendu pleinement autonome. Dépendre de quelqu’un serait sans contexte une calamité à ses yeux.

Il fait partie de ses êtres pour qui l'inaction est une plaie. Bien qu’il ne soit pas sportif, il est sans cesse en train de bouger, de courir, ne se posant que pour réfléchir ou offrir à son corps le repos minimum dont il a besoin.  

Défaut :
Il est  d’un caractère insupportable, ce qui lui vaut de n’avoir aucun ami. Lorsqu’il parle à quelqu’un, c’est toujours pour lui causer du tord. Quand il ne blesse pas ceux qu’il côtoie par des paroles humiliant ou cassante, il fait preuve d’un mépris sans borne. Il n’hésite ni à être cruel, ni à être odieux. Et lorsqu’il n’accuse pas quelqu’un, c’est qu’il se moque de lui.

Complètement inaccessible, il ne laisse personne avoir de l’importance à ses yeux. Trop compliqué à suivre, borné sur les bords, rare sont ceux qui font l’effort de le comprendre. Il n’aide d’ailleurs pas ces derniers, se montrant énigmatique et mystérieux.

Rien n’est gratuit avec lui, même lors de ces échanges avec ses semblables. Tout est calculé à l’avance dans son esprit, aussi n’hésite t’il pas à manipuler quiconque pour  obtenir ce qu’il veut. Mentir est son arme principale, quand il ne se montre pas envahissant et tactiles pour troubler ses interlocuteurs.

Ce qui le rend difficilement utilisable est son tempérament provocateur. Il est rare qu’il obéisse à qui que ce soit et même lorsqu’il le fait, c’est qu’il y a anguille sous roche. De plus, il se montre parfois totalement impulsif et adore jouer avec le feu. On dénote dans son cas une profonde addiction au danger.

Goûts :
Il aime la nouveauté, être surprit, qu’on lui tienne tête. Voir ses victimes se débattre dans ses filets pour fatalement sombrer devant ses yeux.
Il ne supporte pas l’ennuie et lorsque les choses ne se passent pas comme il s’y attendait, il jubile. Il n'aime pas les animaux, ni la technologie et est même effrayer par une certaine race d'entre eux. Contrairement a ce qu'il laisse croire, il n'apprécie pas les contacte et lorsqu'il se résout à toucher quelqu’un, il le fait toujours sur ses vêtements.

Histoire


Depuis quelque temps, il a sut devenir l’acolyte d’un des cavalier noir, se hissant en dépit de son statue de pièce mineur « en haut » de la hiérarchie.
Ses réflexes incroyables lui on permit de se révéler comme combattant, cependant ce sont ses piètres qualités de soutient qui le distinguent des autres pions.
Jamais il n’est disposé à soigner ou réparer le moindre appareil, de plus il refuse toute tache d‘intendance. Pire, il refuse d'achever ses adversaires.
Cet orgueil mal placé pour  une pièce courte n’est toléré que grâce à sa perfide intelligence. Il sait utiliser à bonne escient chacune de ses capacités,  ce qui lui vaut d’être considéré comme une pièce dangereuse et difficile d’utilisation.

Son duo avec le cavalier qu’il sert est redoutable, plus d’un ennemi est tombé sous leur implacable puissance. Ils se complètent à merveille, ce qui leur vaut d’être réputé pour annihiler les pièces traître à leur camp et cela, sans aucune pitié ni état d’âme.

Aucune trace de son passé n'a été recensé, il n'en parle pour ainsi dire jamais. C'est peut être le seul point où il obéit à l'adage des Fides.


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Dim 6 Nov - 16:47

RILEY Isaiah

Orientation : Ambivalent
Âge : 24 ans aux derniers souvenirs
Rang : Fou - Chess
Arme personnelle: La lame de son couteau suisse multi-fonctions dont il ne se sépare jamais. C'est son bébé qui l’a sauvé de pas mal de situations foireuses.
Véhicule personnel : Il a une voiture qu'il n’utilise qu’en de très rares occasions. Il préfère de loin marcher, étant plus libre de ses mouvements.
Arme secondaire : Des cordes de différents diamètres peut-être ?
Atout : Doté d’une furtivité sans norme, il arrive à faire oublier sa présence très facilement aux personnes qui l’entourent, si bien qu’ils auront du mal à se souvenir précisément de ses faits et gestes ou si même il était présent. Bien évidemment, cela ne marche qu’à un certain degré  : Les personnes lui prêtant une attention toute particulière auront plus de facilité à ne pas le perdre de vue.



Isaiah est assez reconnaissable. Il est tout filiforme de la tête aux pieds. Sa démarche est souple lorsqu'il se déplace silencieusement, son dos est légèrement voûté lorsqu'il se tient debout, comme si ses frêles épaules devaient porter un poids invisible aux yeux des autres. Heureusement que tout ceci ne porte pas préjudice à sa grande taille. Ni quand il s'assoie avec les jambes repliées sur son torse.
Prêtons maintenant attention au reste de son corps qui est bien trop mince. D'ailleurs personne ne se prive pas à le traiter clairement de maigre. Mais ce n'est pas de sa faute, c'est sa grande taille qui induit en erreur… Et peut-être aussi le fait qu'il se nourrit principalement de plats préparés parce que c'est rapide à chauffer tout comme c'est rapide à manger. C'est plutôt bien pour quelqu'un qui n'aime pas les prises de tête… Et qui ne veut pas perdre du temps à cuisiner, il faut le dire.

Bref, il y a de cela longtemps qu'il ne s'occupe que partiellement de sa personne ou de sa manière d'être perçu par les autres et cela se voit. À quoi se réduire à vivre sous la pression de ce que peuvent bien penser les autres ? Cela changerait la situation dans laquelle ils sont tous fourrés, hein ? À rien. Voilà. Tout comme sa tenue vestimentaire.
Quand le port de l'uniforme n'est pas indispensable, il se vêtit de vêtements simples lui plaisant, de préférence avec des couleurs qui ne sont pas trop flashy, voire unies ou un peu sombres. Un pantalon pas trop abîmé, des chaussures confortables et qui tiennent la route. Il n'en demande pas plus car ses bras, en particulier ses mains le demandent déjà suffisamment à son goût.
Ceux-ci sont souvent recouverts de bandages pour cacher d'une part ses blessures obtenues par les blâmes typiques du rang qu'il occupe et d'une autre part afin de prévenir d'éventuelles coupures ou écorchures par sa maladresse. Il possède déjà beaucoup de cicatrices fines sur sa peau plutôt blafarde, mais il y en a une sur son poignet gauche qui est assez remarquable. Et dont il ne se souvient pas quand, ni comment il se l’est faite. Comme d’habitude.

Quant à sa tête… À contrario des dires des autres, il la trouve potable mais sans plus. Elle est recouverte par une belle coupe déstructurée, dégradé sur ses cheveux colorés et effilés qui ne demande pas trop d'attention, juste d'enlever les quelques nœuds s'infiltrant malicieusement pendant son sommeil.
Les traits de son visage sont à l'image même du reste de son corps : des lèvres fines, un nez qui l'est tout autant, des sourcils discrets et perdus derrière sa frange atypique... Ses yeux noisettes encadrés par de fins cils tirant légèrement sur le vert semblent la plupart du temps à demi-ouverts, abordant un désintérêt pour ce qui l’entoure jusqu'à ce qu'il entre en interaction avec un individu lambda.

La seule chose qui a un tant soit peu son intérêt sont ses piercings. Trois à l’oreille droite, quatre à l’oreille gauche et un labret décallé. Sa seule démarcation qui reste malgré ses morts et ses souvenirs oubliés.

Caractère


Analyser la personnalité d’une personne, il n’y a rien de plus complexe que cela. Et pourtant, c’est comme si cette étape était inévitable pour le sujet comme pour les observateurs.

Isaiah, cet emo.
C’est sûrement la première chose que l’on pense de lui en le voyant et en le connaissant un peu, mais il n’y a que quelques détails qui s’y prête à cette comparaison. Déjà parce qu’il ne mange pas de ce pain-là et que… Non, ce n’est pas son genre, bien qu’il faut admettre que son oscillation entre l’hyperactivité, le laisser-aller et sa franche paresse est bien trop récurrente pour laisser passer cela comme un simple lunatique. Mais ce n'est pas de sa faute, voyez-vous. Il a une bonne raison de passer du coq à l'âne bien plus rapidement que les gens dit normaux. C’est qu’il est très sensible aux émotions et aux humeurs des autres au point qu'il en soit influencé malgré lui. Il capte ces changements subtils comme on capte le réseau mobile sur les téléphones. À ce moment-là, son sourire habituelle vire rapidement en une moue désagréable si les personnes l’entourant ne sont pas dans leur meilleur état d’esprit.

C'est peut-être pour cela que sa mémoire affective est bien plus développée chez lui, lui faisant souvenir davantage des émotions perçues lors des situations que des faits en eux-mêmes. Ce serait aussi une bonne raison qui expliquerait son plaisir bien plus profond qu'il ne veut le laisser paraître à se faufiler dans le camp adverse.
Le fait de se faufiler dans le camp adverse et de chaparder des objets devant leurs yeux ne le fait que se sentir plus vivant, au point qu'il n'est pas rare de le voir prendre des risques que d’autres jugeraient inconsidérés; comme subtiliser de manière pas du tout subtil pour ressentir un frisson de danger. À croire que les plaies causées par les blâmes reçus lors de ses infiltrations ne lui suffisent pas.

Ces blessures douces, diffuses auxquels il avoue apprécier et ne sont pas issues de sa maladresse légendaire. Celles-ci ne sont pas obtenues sans le vouloir ou sans les ressentir grâce à sa maladresse. Après tout, il ne compte plus le nombre de fois où on lui a signalé une petite coupure par-ci par-là ou bien lorsqu'il se cogne par inadvertance ou se coupe avec des objets qu'il tient seulement dans ses mains.
Sa maladresse très peu présente au cours de ses missions et sa manière de réagir à ses conséquences fait très facilement oublier son âge réel. On dirait un petit gamin qui a besoin des autres pour prendre soin de lui afin de vivre tranquillement sa petite vie banal, mais c'est sans compter sur la raison légèrement... Autre.
Non, les plaies qu'il reçoit lors de ces petites "excursions" comme il dit, lui font rappeler elles qu'il existe bel et bien dans cette réalité; que ses sensations ressenties actuelles ne sont le fruit que de son propre conscient, qu'il ne vit pas dans une purée épaisse d'impressions indigestes induites par les autres.
Ce qui pose une question de grande taille. Aime-t-il si bien la douleur qu'il mettrait sa vie en danger immédiat ? La réponse est bien plus subtile que cela. Isaiah n'aime pas d'une certaine manière être blessé par autrui et n'hésitera pas à choisir la fuite s'il se trouve dans une situation qu'il trouve trop dangereuse. Il n'y a rien d'étonnant du coup à ce qu'il disparaisse sans prévenir ceux qui l'accompagnaient lors d'une situation qu'il a jugé ne pas être particulièrement sa came. D'ailleurs, il n'est pas souvent chaud pour faire des choses sauf si on lui donne l'ordre. Même là ce n'est pas dit que ce sera de plein gré et de joie. En particulier quand on sait que cette histoire de guerre entre deux factions ne lui plaît absolument pas pour ne pas dire qu'il ne se sent pas concerné. Ce qui ne l'empêche pas d'aller faire un tour chez les autres, histoire de tâter la température du camp adverse.

En ce qui concerne sa sociabilité, elle est tout aussi instable que son comportement.
Un jour, il aime les autres et a besoin de voir du monde, de discuter avec eux et autre; un autre jour, il recherche à tout prix à rester seul comme un être solitaire dont le besoin d’espace et d’air est vital pour mieux se recentrer sur lui-même. Il faut comprendre qu’être commandé tel un orchestre répondant à la baguette du chef d’orchestre par ses sautes d'humeurs ne le laissent pas indifférent. Cela n'arriverait peut-être pas si Isaiah ne tentait pas à vouloir rester insaisissable la plupart du temps, histoire d’être libre d’aller où bon lui semble.

Voilà un bien étrange personnage. Et il semblerait qu'il l’assume plutôt bien, prônant qu’il a toujours été ainsi.

Histoire


Tu contemples le fond de ton bol aussi intensément que le ferait une personne en pleine introspection. Ou peut-être est-ce exactement ce que tu es en train de faire, assis contre un arbre ? La comparaison entre la vie que tu vis actuellement et celle reportée dans une vidéo par tes propres soins et dont tu te rappelles que partiellement avoir vécu. Pourtant, ces petits bouts de mémoire qui ont perdu leur sens pour toi te hantent, ne cessent de vouloir surgir des méandres de ton conscient. Luttant contre la noyade dans les eaux profondes de ton esprit et de l'oubli.
Prenant une profonde inspiration, tu fermes les yeux afin de laisser filer les images dont tu te rappelles encore à travers tes paupières closes.


Maman… Maman. Pourquoi tu me détestes ?
Tu les avais vu, dans ses yeux. Les fantômes qui hantaient ta maman quand elle t’avait violemment repoussé, alors que tu avais tenté de la réconforter. Elle n’avait pas plus réagit alors que tu gisais sur le sol après t’être cogné le dos contre le bord de la petite table du salon en tombant. Elle semblait juste figée d’horreur par sa réaction fugace. Au moins, elle n’avait pas l’air de vouloir te frapper à terre.

“Ma vie aurait été bien mieux si tu n’avais jamais existé !” Avait-elle crié aujourd’hui.

Apparemment, cela l’avait plus choqué que toi-même. Plutôt ironique quand on y pense. Comment disait-on déjà ? Ah oui, l'hôpital qui se fout de la charité. Quelle belle expression. Pour le coup, il n'y avait aucun doute duquel de vous deux qui souffrait le plus à ce moment précis. Mais elle ne te prendrait pas dans ses bras, ni ne s’excusera en pleurant d’avoir mal agi pour finir par te prier pour que tu la pardonnes. Non, tu voyais à travers ton voile de douleur et de ta vision troublée par tes larmes que son corps se mettait à trembler.
Tu n’avais rien demandé, toi. Tu n’avais pas décidé de venir sur cette terre pour rendre la vie de cette femme douloureuse. Alors pourquoi tant de rejet ?


Maman, maman. Pourquoi ne m’aimes-tu pas ?
“J’en ai assez d’être convoquée devant le directeur de ton lycée, Isaiah ! Pourquoi te fourres-tu toujours dans des sales histoires ?! Tu crois que ça me plaît d'être tout le temps convoqué à chacune de tes conneries ? Et maintenant tu te mets à voler dans les magasins ?Tu crois que j’ai l’argent pour payer tes amendes ou ce que tu as volé ? Cesse de faire l’enfant ! ISAIAH !”

Tu claques la porte. Tu préfère de loin écouter ta mère s'égosiller à en perdre la voix, mais derrière ta porte verrouillée. Qu’elle passe sa haine contre celle-ci. De toute façon, tu étais sûr qu’un jour où l’autre, ce serait à coup de hache qu’elle ouvrirait cette planche de bois qui vous sépare. Et tu sais qu’elle en serait capable, tu connais plus que bien son comportement lorsqu’elle est possédée par ses fantômes du passé. Voilà pourquoi tu te dépêches de fourrer quelques effets dans un sac et de sortir par ta fenêtre pour t'échapper de ta prison personnelle... Un jour aussi, tu tomberas et mourras en tentant comme un l’instant de descendre par le fin panneau qui était posé sur le mur extérieur de ta chambre.
Une fois atterri - ou plutôt tombé comme à ton habitude - la douleur te fait regarder tes bras écorchés tout en te dirigeant vers ta cachette habituelle. Il serait temps que tu apprennes de tes erreurs et te guérisses de ta maladresse. Toutes ses abrasions sur l’intérieur de tes poignets ne guériront jamais à ce niveau. Mais tu pourrais compter sur les parents de Melissa, qui malgré tous les soucis que tu leurs apportais te soigneront comme il se doit.


Maman. Si je te disais que je mourrais pour toi, serais-tu heureuse ?
- Comment as-tu pu ?!
C'est pourtant pas sorcier.
- Melissa était une fille bien...
Apparemment, pas si bien que ça puisqu'elle est en cloque.
- … et tu as gâché son avenir !

Ta mère avait de la voix dis donc. Mais tu ne lui dirais pas que ce n’était pas toi le père de l’enfant qu’elle portait. C’était ton amie, tu n’allais pas laisser tomber même si ça n’avait pas marché entre vous. Tu étais un bon ami, et si elle trouvait qu'il valait mieux que l'enfant ait un père comme toi que son véritable trou du cul de géniteur, soit. Tu ne pouvais que regarder de haut ce petit bout de femme en colère en sachant que pour une fois dans ta vie, tu faisais quelque chose de bien.

- Tu n'es pas mieux que ton père !

« ....  Pas mieux que mon père ? » Ta voix glaciale avait stoppé ta mère. Même toi tu n'avais pas reconnu cette voix sortir de ton corps, mais la colère sourde et tous tes sentiments que tu avais si bien refoulés avaient fini par faire éclater le conteneur qui les maintenait en cage. « Ah, tu veux qu'on en parle maintenant de mon père ? Aucun soucis, tu vas pouvoir me dire en quoi je lui ressemble maman. » Quand tu avais enfin relevé ta tête pour la regarder durement, tu ne fus pas surpris de l'effroi qui avait emparé son corps. Seulement cette fois-ci, tu n'allais pas battre en retraite.

Non, tu te relevas et te dirigeas lentement vers ta mère qui tentait de mettre un maximum de distance entre vous. Tu ne lui as même pas laissé le temps de comprendre qu'elle s'était coincé contre le rebord du poste de travail de la cuisine avant de fondre sur elle, empêchant toute fuite.

« Après tout, j'ai l'air tout aussi mauvais que lui pour que tu m'aies autant rejeté jusqu'à présent... Alors réponds-moi... »
Tu posas tes mains autour de son cou frêle, ce qui lui fit pousser un petit cri. Tu te penchas en avant, ce qui lui fit reculer le haut de son corps vers l'arrière.

Elle haletait tandis que toi, tu étais d'un calme religieux. Pourtant, tu ne savais pas lequel de vos cœurs seraient le premier à cesser de battre. C'est comme si tu étais sous auto-pilote : depuis qu'elle avait prononcé la phrase de trop, c'était comme si tu étais spectateur dans ton propre corps. Jamais tu n'aurais porté la main ainsi sur ta mère. Tu préférais de loin subir ce regard terrifié par des souvenirs du passé qu'être à l'origine de celui-ci. Mais là, tu voulais savoir et visiblement, ta mère étais prête à tout te dire.

- Ton père.... A tout pris.  Il a brisé mon corps, m'a dépecé de mon âme et à détruit ma vie. M'a détruit de l'intérieur. Au plus profond de mon être. Et tu n'es que le fruit de son acte.


Oh darn, I’m so fucked up
Tu t’es réveillé en sursaut, essoufflé comme si tu avais couru pendant des heures. Sauf que tu étais cloué dans un lit, dans une pièce qui ne te rassurait pas sur ta situation.
Des brides de souvenirs confus défilaient dans ton esprit. Que devais-tu comprendre ? Étaient-ce des souvenirs ? Des rêves sortis de ton imaginaire ? Des douleurs réelles alors qu'il n'y avait aucunes trace sur ta peau ? Tout ce que tu savais était que tu ne voulais pas rester dans cette pièce claire. Seulement ton corps ne fut pas du même avis que toi quand tu avais tenté de sortir du lit. Mais bien vite, ton regard remarque la présence d'une personne non loin de ton lit. Et bien vite, tu te calmes, te souvenant de la suite logique des choses. Si tu étais là, ce n'étais qu'uniquement parce que tu étais mort. Te voilà encore là pour un énième discours de ton roi et dont tu ne portais pas plus d'attention que la vidéo que tu verras une fois de plus.

Pour toi, t’entendre parler d’un monde extérieur te paraissait très étrange voire un brin surréaliste. C’était comme… Si tu tentais par toi-même de te convaincre qu’une existence autre que celle dont tu as toujours connu à présent t’attendait ailleurs, dans un monde parallèle.


Prevention is better than cure.
Tu te réveillas pour de bon quand le bol t’avais échappé des mains. Heureusement pour toi qu'il était vide. Tout aussi vide qu'est cette infime part de toi qui ne souhaite pas perdre tous ces moments appartenant à un autre Isaiah. Un léger rire s'échappa de tes lèvres. Rien et encore moins personne ne t’attendait à l'extérieur, tu le sais.
Cette femme, oublie-la comme elle l’a fait t’étais-tu conseillé à la fin de ta vidéo et tu te dis qu'il serait temps de suivre ce conseil. Après tout...

- La vie n’est qu’un éternel recommencement...


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Mar 8 Nov - 13:27

Cendre

Orientation : il s'en fout comme de ses couilles molles.
Âge : Dans la vingtaine, il ne se souvient pas vraiment. La vidéo dit qu’il a 23 ans. Mais combien de temps a passé depuis ?
Rang : Fou, Chess.
Arme personnelle: Dague, qu’il cache au niveau de sa cuisse gauche.
Véhicule personnel: Une belle petite moto hybride qui fait son bonheur. Silencieuse à souhait, elle se fond dans n’importe quel décor, tel un caméléon. Il faut dire qu’elle est argentée, reflétant les couleurs. (Un peu comme les vaisseaux dans Star Wars.)
Arme secondaire: Arme cachée qu’il astique dès qu’il se met à réfléchir un peu trop.
Capacité passive: Modifier les couleurs de son uniforme : Lorsqu’il change de couleur, afin de se faire passer pour une pièce de l’autre partie, ses cheveux changent également de couleur, devenant Blanc, lorsque son uniforme est noir ; magie de l’informatique et de la dématérialisation humaine que voilà. (Si bien que lui-même ne sait pas réellement à quoi il ressemble, ah, quelle ironie.) Cela lui permet d’autant plus de ne pas se faire remarquer, et de pouvoir la jouer double identité si besoin est. Cependant, il n’y a que le Roi qui est au courant de cette capacité un peu spéciale. De plus, ces changements ne sont effectifs que durant quelques heures, et peuvent au maximum être utilisé pendant douze heures. Passé ce délai, il s’effondrera de fatigue et devra manger très rapidement s’il ne veut pas tomber en anémie.
Capacité active : Furtivité ; tel un ninja dans l’ombre il se déplace à une vitesse fulgurante sans se faire remarquer – pratique pour jouer les espions comme il le fait si bien.
Capacité spéciale :
Uniforme : Blanc, même s’il peut changer à volonté afin de déstabiliser l’ennemi… Voire ses coéquipiers.
Munitions : Cosson qui explose et brûle leur cible ; parfait pour lui qui adore mettre le feu et exploser des choses (surtout des humains).



❝are u gonna stay the night? ❞

Tu te réveilles encore une fois en sursaut, et tu maudis tous ces visages qui hantent ton esprit, mais dont tu ne peux te rappeler. Tu te lèves, bien décidé à te passer de l’eau sur le visage, afin de te réveiller et de t’apaiser en même temps. D’apaiser cette fièvre de savoir qui menace d’arriver à chaque instant. Pendant un instant, tu te regardes dans le miroir, avec le bruit de l’eau en fond. Et encore maintenant, tu n’arrives pas à te reconnaître. Ou à peine, en tout cas.

Des cheveux noirs corbeaux ornent ton visage pourtant si pâle. Tu n’irais pas jusqu’à dire que tu as la peau blanche, mais le fait est que avec tes cheveux remplis de ténèbres, ton grain de peau a l’air plus blanc que la moyenne. Alors qu’il n’en ait rien, en réalité. Et sur cette peau blanche, sont incrustés de deux petits orbes bleus, soutenues par des yeux en amandes aux longs cils. Cependant lorsque tu te transformes pour tromper l’ennemi, tes cheveux et des yeux changent également de couleurs, afin d’empêcher que quiconque te reconnaisse. Tes cheveux virent à la couleur opposée à la tienne, d’un blanc neigeux et pure, tandis que tes yeux deviennent comme ceux d’un chat, une couleur émeraude qui te permet de parfois mieux voir dans le noir lorsque tu te concentres –ce qui t’affaiblit cependant énormément, et que tu utilises donc très peu. De plus, les tâches de rousseurs que tu as habituellement un peu partout sur ton corps disparaissent également, mais dès qu’un certain seuil de temps est passé, elles réapparaissent pour te dire que tu vas atteindre ta limite dans quelques heures.

A part ça, le reste de ton visage et de ton corps ne change absolument pas. Tu es toujours muni d’un petit nez retroussé ainsi que des lèvres roses peu charnues, qui sont également au rendez-vous. Des lèvres où on peut remarquer quelques petites cicatrices en formes de trous ; petit cadeau de ton ancien snakebites, que tu arborais jusqu’à ce que tu sois jugé coupable.

Tes oreilles aussi, ont subis le même sort. Des trous qui se sont rebouchés car tu n’s pas assez mis de piercing ou de boucles d’oreilles là où tu avais percé. Mais cette fois-ci, les cicatrices sont plus vieilles, elles datent de la fin de ton adolescence, comparée à celles de ta bouche, où tu pourrais remettre les labrets, car les cicatrices ne sont pas encore totalement définitives.

Mais tu ne le fais pas, car tu as oublié tout ça. Tu as oublié que tu portais ce genre de chose, et lorsque tu te regardes dans le miroir, tu te demandes toujours d’om ça peut bien provenir, tout de même. Mais tu ne cacheras pas le fait que le toi du passé portait très bien les piercings, justement… Enfin, peut être qu’un de ses jours tu les remettras, qui sait.

Pour ce qui du reste de ton corps, tu n’as grand-chose à dire. Tu trouves que tu es dans la moyenne, ce qui faut. Tu as quelques petites cicatrices par-ci par-là, que ton ancien toi a catégorisé comme étant des ‘blessures de guerre’ de ton enfance. Tu ne sais pas trop ce que ça veut dire, mais bon. Tu le crois, et ça te suffit de toute façon. Tu n’as pas non-plus envie de savoir l’histoire de chaque cicatrice. Ou plutôt, si, tu le voudrais, mais tu ne peux pas, alors tu as très vite abandonné tout espoir.

Et on ne peut pas vraiment dire que tu fasses parti de tout ce beau petit monde des hommes ultra musclé. Oh non, bien au contraire. Tu te portes bien, tu as ce qu’il faut comme muscle, pas plus, pas moins. Tu es bien en chair, aussi, ce qui fait que l’on ne voit pas vraiment la fibre musculaire que tu possèdes néanmoins. Le toi du passé disait que l’on te taquinant souvent là-dessus, que ton corps ressemblait à quelqu’un qui ne faisait aucun sport, alors qu’il s’agissait de tout le contraire. Apparemment, tu faisais très souvent du tir à l’arc, ainsi que du foot. Mais bon, ça encore, tu ne t’en souviens pas, mais au moins tu comprends pourquoi tu es aussi doué lorsqu’il s’agit de tirer à l’aide de ton arbalète. Tout devient étrangement plus simple, désormais.

Par contre, sur ton corps, il y a comme de l’art incrusté à l’intérieur. Tu as beau frotter, ça ne part pas. Et même si ton abruti de toi du passé t’a bien dit de ne pas frotter à mort car ça ne partira jamais, car il s’agit de ‘tatouage’, tu essayes quand même. Mais tu dois bien avouer qu’il a raison. Ainsi, tu te retrouves affubler d’un serpent qui remonte de ta cheville à ton genoux gauche, la croix de Saint Pierre sur ton omoplate droite, le signe de l’Ouroboros sur ton épaule gauche à nouveau, ainsi qu’un grand tatouage sur toute la cuisse droite qui représente le soleil Maya entouré de la mer.

Dans tous les cas, personne n’a vraiment l’occasion de voir aucun tatouage grâce à tes habites et à l’uniforme que tu portes, alors ça ne te pose pas plus de problème que ça, même si tu te sens comme un étranger, dans ce corps là.
Caractère

❝ take me down to the river, underneath the blood orange sun❞

Maintenant que tu t’es bien rafraichi le visage, tu retournes dans ton lit où tu t’affales lourdement. Une main sur ton visage, et tu soupires longuement. Cette journée n’a pas forcément était épuisante, mais ta recherche désespérante pour tenter de te rappeler, l’est.

Tu n’as pourtant pas l’impression d’être si différent de l’homme qu’il y a dans la vidéo. Après ton réveil, après avoir vécu pendant quelques semaines, tu as revu la vidéo plusieurs fois. Et plusieurs fois, tu en es arrivé à la même conclusion ; vous êtes bel et bien la même personne. Le seul souci est qu’il a une chose que tu as perdu ; tes souvenirs. Alors est-ce que ta personnalité est vraiment la même que celle de ton toi du passé ? Tu n’en sais rien, mais tu espères le croire. (Et tu as raison, car tu es le même idiot.)

Tu souris pour un peu tout et n’importe quoi. Tu t’es rendu compte que tu n’es pas quelqu’un de difficile à vivre, et que tu peux te satisfaire de peu. Par contre, tu ris assez difficilement, et il faut vraiment que la situation, ou la blague soit vraiment très drôle, pour que tu arrives à n’esquisser ne serait-ce qu’un bref pouffement. Mais dans tous les cas, tu es assez souvent souriant, mais tu n’arrives pas vraiment à déterminer si c’est parce que tu es vraiment heureux, ou si c’est juste devenue une habitude, par rapport à ce que tu disais ton ancien toi.

Ce qui t’a un peu surpris, cependant, c’est que tu es d’un calme extrême. Tu pensais, en ayant vu et entendu la vidéo, que tu serais du genre à démarrer au quart de tour, et à avoir le sang chaud. Sauf que ce n’est absolue pas ça, mais bien tout le contraire, à tel point que parfois tu as peur de toi. Comme si quelque chose empêchait que ça te touche, d’une quelconque manière. Tu peux rester là, froid comme de la glace que l’on ne peut briser, à regarder, à écouter, des horreurs qui peuvent se passer sous ton nez. Et qu’il s’agisse de toi, ou des autres, c’est comme si tu t’en foutais allègrement, ça ne t’atteint pas. Il te suffit juste de faire demi-tour ou de passer à côté, et de rentrer chez toi pour que tu oublies déjà ce qui se passe là dehors.

Ce n’est cependant pas du tout la même chose lorsque tu es sur le champ de bataille. Là, tu te transformes en véritable bête de foire, qui prend un malin plaisir à surprendre ses adversaires et à les tuer doucement et lentement. Oh oui, très lentement. Tu aimes quand tu sens la vie qui s’échappe de ton adversaire, quand sa main se retient à un quelconque pan de ton vêtement, alors que tu enfonces encore plus ta dague ou la flèche que tu lui as planté dans un endroit stratégique, pour ne pas qu’il meurt sur le coup. Mais qu’il agonise bien gentiment, bien longuement. Et bien évidemment, tu ne fais pas attention à la couleur de tes adversaires : blancs ou noirs ils passent tous sous ta dague une fois que tu es lancé dans la bataille. Bien sûr, certaines crient au traitre ou autre, mais tu ne les entends pas, ou tu fais comme si tu ne les entendais pas, continuant ton petit bout de chemin pour arriver jusqu’au Roi le plus proche, qu’il s’agisse du tien ou de l’autre.

Tu t’es rendu compte aussi que tu es du genre assez possessif. Tout ce que tu possèdes, que tu as acheté ou que tu as trouvé dans la rue et que tu as gardé, devient un peu comme ta propriété privé. Tu as peu de mal à gérer avec ceux qui osent toucher ce qui est à toi, ou que tu as revendiqué comme tel. Comme ta moto, par exemple. Tu te souviendras toujours de ces deux petits gars qui ont osés faire une rayure sur ta moto. Ils n’ont pas revu la lumière du jour le jour d’après, tu y as veillé personnellement. Et c’est la même chose pour tes amants que tu as par-ci par-là, avant qu’ils ne meurent, ou que tu ne meures et que tu les oublies à leur tour. Si jamais d’autres hommes les touchent, ils en voient la couleur.

Et c’est comme ça que tu as compris que tu n’étais pas du genre à tomber facilement amoureux. En fait, toute l’affection que tu donnes à tes objets, ou aux amants que tu ramènes, c’est comme pour combler un vide qu’il y a, que tu sens. Peut être le vide laissait par cet homme qui a trahi son père. Mais encore une fois, tu ne fais que supposer, tu ne sais rien en réalité, à part une chose : il te manque définitivement quelque chose. Comme si tu n’étais pas encore entièrement complet. Et c’est vraiment un sentiment très bizarre que tu as de temps en temps, à tel point que tu ressens une sorte de petite pique au cœur à chaque fois que tu y penses. Etrange, vraiment.

Peut être est-ce pour cela que tu es excessivement généreux, selon les jours. Après tout, tu n’hésites pas à proposer ton aide pour tout et n’importe quoi, peu importe les tâches. Tu aimes bien aider et te dire que peut être, ces personnes là, elles se rappelleront de toi car tu les as aidées. Mais même sans ça, ça te fait passer le temps, ça t’apprend de nouvelles choses, et chaque jour et une nouveauté pour toi. Et tu trouves juste absolument génial.

Sauf lorsque tu dois rentrer chez toi pour voir le beau bordel dans ton appartement. Parce que, vraiment, ce n’est pas que tu es bordélique… Mais tu es totalement bordélique. Tu mets les affaires n’importe où, tant et si bien que parfois les gens disent que ton appartement est juste un grenier à lui tout seul. Là où on entrepose tout n’importe où n’importe comment parce qu’on sait qu’on n’ira probablement jamais là haut. Sauf que toi, tu vis là haut, et même si la plupart du temps tu arrives par on ne sait quel miracle à retrouver tes affaires, il t’arrive aussi très souvent de passer une heure voire trois à chercher une stupide paire de jean ou de chaussures. Ou de ciseaux, aussi.

Mais bon, tu te dis que ta chambre est à l’image de ton esprit ; un bordel pas possible où on ne retrouve rien. Peut être est-ce pour ça que tu n’as jamais vraiment rangé ton appartement, après tout.

Histoire


❝ who said you had to be happy? ❞

Les images ont beau défilés devant tes yeux, tu ne comprends pas. Les mots qui sortent de la bouche de cet homme. Les flash-back qui se déroulent dans ta tête pendant que tu écoutes cet homme qui te ressemble, dent pout dent, à la moindre tâche de rousseurs près.

Tu te tiens là, sur ce lit, visionnant cet enregistrement que t’as donné cet homme bizarre. Même lui, tu ne t’en souviens pas. Même de toi, tu ne te souviens pas.

Les nouvelles informations qui s’enchaînent, cet homme qui te sourit parfois, qui semble montrer un semblant de sentiment. Qui est-il vraiment ? Toi ? Un clone ? Tu ne sais pas ce que tu peux croire. Tu ne peux croire à rien, désormais.

Tu ne te souviens de rien. Rien, rien, rien. Il n’y a que dalle dans ta tête, que des bouts de flash-back qui parfois font surface mais auxquels tu ne comprends rien. Tu es vide.

Comme une coquille morte, tu n’as plus rien à l’intérieur. Tes souvenirs, ce passé dont te parle ton clone, tes sentiments, ta personnalité… Ton savoir. Tu n’as plus rien en ton sein. Et tout ce que tu acquiers, tu l’as grâce à ce toi du passé dont tu ne sais plus rien. Si l’homme qui s’est présenté comme étant ton Roi ne t’avait rien dit, tu n’aurais même pas compris qu’il s’agissait de toi sur cet enregistrement.

Si, il y a une chose que tu vois tourner en boucle dans ta tête depuis ton réveil. « Dernière chance ». Tu le comprends lorsque l’homme de la vidéo te parle de la perte de mémoire. Ah, c’était donc ça. Tu as dû tellement mourir que désormais, tu n’as rien, plus rien. Tu ne sers plus à rien, sans ta mémoire. Cette ‘dernière chance’ qui ne cessait de te tourmenter se moque de toi, car cela fait bien longtemps que tu l’as gaspillé, ce peu de mémoire qui te restait.

Et que c’est drôle, que le toi du passé t’encourage à faire attention. A protéger les seules choses qui lui sont précieuses.

Ses souvenirs, qui ne sont déjà plus.

❝ did you know : the sun can break down too. ❞

Quelle plaie de devoir faire cette vidéo, tout de même. Mais bon, on t’a prévenu sur les risques, alors tu préfères te plier et faire quelque chose que tu juges inutile pour l’instant. Sait-on jamais, si ça te sert un de ces jours, tu te seras certainement reconnaissant d’avoir joué à faire ta biographie. Enfin… Si tu te rappelles l’avoir faite.

Tu t’installes confortablement à l’endroit où l’on t’indique, et le vieil homme enclenche la caméra pendant qu’il repart, te laissant un peu d’intimité. Quoi, c’est censé être si privé que ça ? Sérieusement ? Enfin tant pis. Tu te passes la main dans les cheveux qui retombent automatiquement, et tu commences à parler.

Une petite maison perdue dans les champs. Le soleil qui tape, fort, le vent qui se lève et fait s’envoler le chapeau de ton père. Vous êtes en plein mois d’été, les récoltes sont dures, cette année. Ton père n’est plus tout jeune, mais continue de travailler au champ, tandis que ta mère essaie tant bien que mal de faire survivre ces plantes, dans cette plaine remplie de verdure qui toujours fait rêver. Tu as vécu tant de choses, sur cette plaine qui semble s’étendre à l’horizon. Tant de chose, qui sont aussitôt parties en fumée. Tu as un sourire triste à l’évocation de ton enfance, cette enfance si belle, si épanouie avant que le feu ne dévore tout. La plaine, les fleurs, la maison. Il ne restait rien, lorsque vous êtes revenues du village. Rien, à part toi et tes parents, vivant, ensemble. Mais le trou qui s’est formé à ce moment là ne sera plus jamais remplie, malgré les essaies incessant de tes parents, et tes sourires qui peinent à rester stables.

Tu ne veux pas beaucoup parler de la suite. Du collège, du lycée, tout ça. Tu aimerais bien oublier ces années de mensonges dans lesquelles tu t’es réfugié. Et pourtant, tu sais parfaitement que tu n’as pas le choix, qu’il s’agit de toi. Et que tu n’aimerais pas que ta propre personne te cache des choses. Jamais.

Ces années là, elles étaient belles, joyeuses. Entourés de tes parents, de tes amis, tu avais toujours ce petit sourire aux lèvres qui montrait que tu étais heureux. De la vie, de ta famille, du petit frère et de la petite sœur qui allaient bientôt arriver. Ce sourire, tes parents l’adoraient. Ils aimaient se dire qu’ils avaient réussi à te faire oublier, ne serait-ce qu’un peu, le drame de la campagne. Maintenant, vous étiez en ville, et tout était plus facile. Pour eux, pour toi, pour le monde. Et puis, zut quoi, des études en botanique, ça faisait vraiment rêver tes parents.

Ah, si seulement ça avait duré. Si seulement tu n’avais pas tenté de jouer au héro, ce jour là. Si seulement tu n’avais pas été majeur. Et si seulement tu n’avais pas été pris la main dans le sac en train de flirter avec un fils de juge, tout se serait tellement mieux passé.

Sauf que ça n’a pas été lé cas, et le drame s’est transformé en cauchemar. Jamais tu n’aurais cru qu’en sauvant quelqu’un de ce voleur armé à la supérette, on puisse t’inculquer de meurtre, et faire de toi un criminel. Il n’était pas mort, lorsque tu l’as frappé à la tête avec le long bout métallique que tu avais trouvé dieu sait où. Il respirait encore, tu t’en étais assuré. Et tu savais parfaitement que cela voulait dire que quelqu’un voulait que tu disparaisses de ce monde. Comme ce foutu juge, par exemple.  

Rien qu’en en reparlant tes dents se serrent, tu te mords la lèvre inférieur, le regard haineux. « Mais ah ! Au moins, il a eu ce qu’il méritait après ça. Ils ont eu une réelle raison de m’envoyer ici, car je suis devenu un vrai criminel. » Tu te souviens encore de ses suppliques alors qu’il se vidait de son sang sur le tapis de la grande, si grande et si belle maison de Monsieur le Juge. Un sourire carnassier arrive sur ton visage, alors que tu relèves la tête pour regarder la caméra.

« Ce serait vraiment idiot que je ne me souvienne pas de l’extasie que j’ai ressenti après m’être vengé de ce gros porcs. Foutu religieux de mes deux, ouais. » Tu croises tes jambes, et recommences ton récit.

Tu l’avais tué, ou plutôt massacré, juste retour des choses pour avoir voulu t’incarcérer, après tout. Et probablement qu’il ne saura jamais la trahison de son fils, pour t’avoir sorti de cellule le soir même où on a décidé de ton jugement. Une véritable histoire à la César et Brutus, même si tu as plus agit en tant qu’assassin à la solde du fils, mais ce n’est qu’un petit détail.

Et pourtant, étrangement, la culpabilité ne t’a jamais étouffé. Lorsque tu arrêtas une bonne fois pour toute la respiration du vieil homme, la seule chose que tu voyais était les plaines gorgées de feu et ne pouvant plus jamais redevenir comme avant. Ce feu si puissant, si brûlant, qui détruisait tout, bonne ou mauvaise chose.

Tu n’as jamais vraiment su pourquoi tu n’as jamais eu de remords à avoir tué quelqu’un. Peut être pensais-tu que ce n’était qu’un juste retour des choses après que tu es perdu tout ce que tu aimais le plus au monde, et que personne n’ait jamais rien fait pour vous aider. Peut être, mais en réalité tu n’en sais trop rien.

Dans tous les cas, voilà où tu en étais. Dans ce monde virtuel où lorsque l’on meurt, on perd la mémoire. Tu n’auras jamais eu la chance de voir les jumeaux naître. Tu n’auras jamais pu dire à ta mère à quel point tu l’aimais, à quel point le chapeau de ton père te manquait. Tout ce que tu peux faire désormais, c’est espéré que tu ne mourras pas trop souvent, et que tu pourras à jamais chérir ces si doux-amer souvenirs que tu as de ta vie, et que tu ne voudras pour rien au monde perdre. Car c’est la seule chose qui te laisse garder espoir quant au futur.

Et c’est le regard et le sourire mélancolique que tu clôtures enfin ton long, si long récit. « Fais gaffe à moi,  à nous. C’est tout ce qui nous reste pour espérer survivre en ce bas monde qui est devenu totalement fou. Espérons juste revoir la lumière de notre vrai soleil. »

(and he did, i’m sorry.)



SECRET (BONUS)


& en vérité, s’il est mort autant de fois, c’est en particulier parce qu’il aimait beaucoup crasher sa moto sur la tête de ses adversaires. Et des gens de la ville. Sauf que, bah, ça ne leur plaisait pas beaucoup, alors il se faisait tuer très rapidement par tout ce beau petit monde.
A part les morts pour des conneries, il est surtout mort sur le champ de bataille, attaqué par derrière lorsqu’il s’en prenait aux pièces de son propre camp, se fichant pas mal de qui il devait tuer, en réalité.

& même s’il a du mal à l’admettre, mais il est plutôt fier des tatouages qu’il a. En réalité, même s’il ne sait pas d’où ils sortent, il sent que ça fait parti intégrante de lui, que chaque tatouage a une signification particulière aux yeux de son ancien lui. Et il s’est promis de trouver toutes ses réponses une fois qu’il sera sorti d’ici.

& cette bataille, clairement, il n’en a rien à foutre. Mais il n’a pas le droit de le dire, car il sent qu’il risque de se faire attaquer de tous les côtés si jamais il ne dit qu’un seul mot. Ce n’est qu’avec Isaiah qu’il peut en parler en toute tranquillité étant donné que ce dernier partage entièrement son opinion concernant cette guerre.

& lorsque la journée le permet, il remet ses piercings aux lèvres, qu’il a réussi à re-percer petit à petit (le trou n’étant pas si rebouché en réalité). Actuellement, il a réussi à refaire totalement les trous, qui ne sont plus rouges et qui ne font plus mal, lui permettant donc de remettre ses piercings sans aucun souci lorsqu’il ne va pas au combat. Il a l’impression d’être plus ‘lui’ lorsqu’il le fait, et c’est un sentiment qu’il apprécie particulièrement.

& pour s’échapper de la cellule où il avait été enfermé après son jugement, c’est le fils du juge qui lui est venu en aide, à condition qu’ils fassent un deal, et que ‘Cendre’ tue son père. Bien évidemment, il a accepté même s’il savait que ce n’était pas bien, mais il préférait être jugé coupable pour un crime qu’il avait commis, plutôt que pour avoir essayé d’aider quelqu’un. C’est d’ailleurs à ce moment qu’il a décidé que plus jamais il n’aiderait quelqu’un si jamais ils étaient en danger, à part si ça le mettait, à son tour, en danger.

& il ne veut pas l’avouer, mais il prend un malin plaisir à trahir ses camarades. Il adore voir cette expression à moitié de surprise, à moitié de peur, avec de la colère, beaucoup de colère à l’intérieur. Il doit bien avouer que c’est un petit jeu auquel il adore jouer, étrangement. Et il ne le dira évidemment pas, mais il aimerait beaucoup voir cette expression sur son propre roi, juste histoire de voir ça. Mais il ne se l’avouera jamais, il ne veut même pas y penser, car il ne veut pas se voir lui-même comme un monstre. Même s’il sait que rien qu’en étant ici, il en est déjà un.


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